Depuis quelques temps, les États-Unis ont déployé de nombreux moyens au Proche-Orient. Il y a par exemple eu le déploiement d'une batterie antimissile balistique Therminal High Altitude Area Defense (THAAD) directement en Israël ou encore des avions de combat, y compris des F-16CJ/DJ suite à un mouvement important de ravitailleurs KC-135 Stratotanker et KC-46A Pegasus les 25 et 26 octobre derniers. Cependant, ce 1er novembre 2024, le major général Pat Ryder, porte-parole du Pentagone, a annoncé de nouveaux déploiements au Moyen-Orient dans un communiqué de presse.
Ces déploiements s'expliquent par une volonté d'assurer la protection des citoyens américains dans la région, le soutien militaire envers Israël et surtout, une volonté de désescalade dans la région, pour ne pas citer directement les vives tensions entre l'Iran et Israël. Ces forces supplémentaires sont aussi déployées à cause du futur départ du groupe aéronaval (Carrier Strike Group 3, CSG 3) centré autour du porte-avions USS Abraham Lincoln (CVN-72, classe Nimitz). Ce dernier patrouillait depuis quelques temps en mer d'Arabie et dans le golfe Persique ; le départ de son groupe aéronaval embarqué représente une grosse diminution des forces présentes sur zone. Les F-16CJ/DJ déployés la semaine dernière sont d'ailleurs probablement présents pour remplacer les EA-18G Growler du porte-avions, ces deux modèles spécifiques d'avions de combat étant justement spécialisés dans la suppression ou la destruction des défenses antiaériennes ennemies (SEAD/DEAD).