Durant deux semaines, les États-Unis, la France et le Japon ont chacun déployé un groupe aéronaval en mer des Philippines dans le cadre de l’exercice Pacific Steller 2025. Des avions américains ont pu opérer depuis le Charles de Gaulle alors que des Rafale Marine français étaient déployés sur l’USS Carl Vinson. C’est aussi le tout premier exercice trilatéral avec un porte-avions japonais, la Force Maritime d'Autodéfense Japonaise, étant alors en pleine phase de réapprentissage des opérations aéronavales.Pacific Steller
Le 14 janvier 2025, le porte-avions Charles de Gaulle prenait la mer, lançant la mission Clemenceau 25 avec son escadre. Cette année, le déploiement est ambitieux : mer Méditerranée, mer Rouge, mer d'Arabie, océan Indien et océan Pacifique. Début février, l'escadre se trouvait dans le Pacifique et a participé à l'exercice trilatéral Pacific Steller en mer des Philippines. Cet exercice est assez exceptionnel car il regroupe trois escadres différentes, toutes centrées autour d'un porte-avions :
- le porte-avions français FS Charles de Gaulle (R91, unique bâtiment de sa classe) avec la frégate de défense aérienne FS Forbin (D620, classe Horizon), la frégate anti-sous-marine FS Provence (D652, classe FREMM ASM), la frégate de défense aérienne Alsace (D656, classe FREMM DA) et le navire de ravitaillement Jacques Chevallier (A725, classe Jacques Chevallier),
- le porte-avions américain USS Carl Vinson (CVN-70, classe Nimitz) avec les destroyers lance-missiles USS Sterett (DDG-104, classe Arleigh Burke IIA) et USS William P. Lawrence (DDG-110, classe Arleigh Burke IIA), le croiseur lance-missiles USS Princeton (CG-59, classe Ticonderoga), le navire de ravitaillement USNS Tippecanoe (T-AO-199, classe Henry J. Kaiser) et le navire de ravitaillement USNS Charles Drew (T-AKE-10, classe Lewis and Clark),
- le porte-avions japonais JS Kaga (DDH-184, classe Izumo) avec le destroyer JS Akizuki (DD-115, classe Akizuki).
À noter que dans les airs, trois avions de patrouille maritime étaient aussi déployés en plus des trois groupes aériens embarqués :
- Deux Atlantique 2 de l'Aéronautique navale française,
- Un P-8A Poseidon de l'Aéronavale américaine.
Ainsi, entre le 7 et le 18 février, ces différents moyens aériens, aéronavals et navals se sont entrainés à différentes manœuvres : combat de surface, défense antiaérienne, lutte anti-sous-marine,... le tout, bien évidemment centré autour des trois porte-avions.