Le CEMAAE délivre un électrochoc aux députés pour les décider à voter les surmarches
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Afin de s'éviter de réserver l'encre pour imprimer la suite de "l'étrange défaite", le général Jérôme Bellanger, chef d'état-major de l'armée de l'air et de l'espace (CEMAAE) a dégainé ce soir, face aux députés, des arguments et rappels-choc. Toujours au rendez-vous des opérations, souvent seule sur place, matin, midi et soir, l'armée de l'air et de l'espace a été pourtant la plus sacrifiée sur l'autel des restructurations, des économies, grosses comme petites. La convalescence n'est toujours pas finie, même si la détermination des aviateurs, opération après opération, suffit à faire la différence. Avec la culture expéditionnaire, l'ingéniosité, et pour pas cher.
Face à des parlementaires ni tous conscients du péril, ni tous très réguliers sur les bases de l'armée de l'air et de l'espace en France comme à l'étranger, il a dressé la liste des urgences. Du niveau 0 « au 3300 », celui jusqu'auquel s'élève la très haute altitude (THA) a-t-il rappelé. Même si les résultats sont déjà prometteurs, le CEMAAE veut tirer sur le manche et la manette des gaz, pour aller plus vite, financer des équipements, comme ce ballon manœuvrant (Balman) qui sera testé dans quelques semaines seulement en Guyane. Car il ne s'agit pas, dans ce domaine, seulement de protéger -pour l'instant seulement avec des chasseurs pourvus de MICA IR- mais aussi d'opérer, avec des effecteurs, comme les compétiteurs.