La marine assure que les fusiliers marins les ont neutralisés, apparemment avec des fusils brouilleurs Nerod F5 de MC2 Technologies. Le procureur (représentant du ministère de la Justice), lui, assure qu'il n'y « pas d'ingérence étrangère » et que le ou les télépilotes n'ont pas été retrouvés.Une activité inhabituelle à l'Ile Longue le 4 décembre
Survolée régulièrement par des drones aériens (encore mi-novembre, mais déjà dès janvier 2015!), l'Ile Longue a connu une activité inhabituelle le 4 décembre, obligeant les fusiliers marins, en charge de la protection défense -lutte antidrone comprise- à engager leurs effecteurs. Cinq drones auraient été détectés à compter de 19h30. Avec un éventail de coupables possibles, de provocateurs, altermondialistes, antinucléaires, promoteurs de solutions antidrones, proxys des russes, russes eux-mêmes.
Plusieurs drones neutralisés
Plusieurs drones ont ainsi été neutralisés, mais le porte-parole du commandant maritime du théâtre Atlantique (CECLANT), le capitaine de frégate Guillaume Le Rasle (également pilote de Rafale Marine) assure de son côté qu'il n'y a eu aucun dégât sur cette installation stratégique qui héberge régulièrement jusqu'à deux lots de 16 missiles M51, et trois SNLE (le quatrième étant à la mer avec le troisième lot de missiles). Le site héberge aussi une installation de MCO, des stocks d'ogives, des rechanges, des composants de missiles. Bref, c'est le cœur du cœur, sans doute un des sites les plus protégés. Donc exposés : le fait d'avoir réussi un survol n'est pas un exploit -aucune bulle n'est étanche à 100% et l'effet recherché a donc été partiellement obtenu : décrédibiliser les autorités, et notamment la marine, et la dissuasion nucléaire. Les dégâts sont en fait nuls : pas de dégâts matériels, et seuls ds compétiteurs pourront croire avoir réussi un exploit.