• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Partenaires

Retour sur La Tribune
Défense et aérospatial

Une du journal Air&Cosmos

Dernière édition

Logo Air&Cosmos
  • Stratégies
  • Innovation & technologies
  • Aviation civile
  • Défense
  • Espace
Logo Air&Cosmos
  • Stratégies
  • Innovation & technologies
  • Aviation civile
  • Défense
  • Espace

Sélectionnez votre région

Logo Air&Cosmos

RECHERCHER

Loupe

DA
Défense & Aérospatiale
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
LT
La Tribune
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Entreprises & marchés
  • Institutions
  • Stratégie industrielle & Supply Chain
  • IA & Technologies avancées
  • Programmes
  • Recherche aéronautique
  • Aviation décarbonée
  • Drones & mobilité aérienne avancée
  • Compagnies aériennes
  • Aéroports et contrôle aérien
  • MRO
  • Aviation légère et d'affaires
  • Armées & opérations
  • Aéronefs
  • Drones & équipements militaires
  • MCO
  • Sciences & exploration
  • Lanceurs
  • Vols habités
  • Satellites & applications
  • Défense spatiale

Kiosque numériqueNewsletters
La TribuneLa Tribune DimancheLa Tribune Afrique
Événements
Air & CosmosDéfenseArmées & opérations

Un bombardier stratégique russe attaque un navire transportant du grain en mer Noire

Photo de Gaétan Powis

Gaétan Powis

Publié le 13 septembre 2024 à 12:36

Montée en puissance des moteurs d'un bombardier stratégique russe Tu-22M3 Backfire-C s'apprêtant à décoller.

Montée en puissance des moteurs d'un bombardier stratégique russe Tu-22M3 Backfire-C s'apprêtant à décoller.

Mil.ru

Le Magazine

N2973 ● 05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Dernière minute

  • 05:00
    Fiscalité aérienne : le gouvernement fait un geste timide sur la TSBA
  • 15:45
    SpaceX décroche un contrat de 4,16 Md$ pour fournir des satellites de suivi d’aéronefs
  • 15:00
    Le trafic aéroportuaire européen (ACI Europe) en légère baisse en avril
  • 12:20
    La Belgique investit dans les missiles américains
  • 05:00
    Avions régionaux : ATR s’attaque au haut de gamme

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 3

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 4

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

  • 5

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 6

    Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

Facebook
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Partenaires
Le 11 septembre, le vraquier Aya transportait du grain qu’il avait chargé en Ukraine. Cependant, en soirée, alors qu’il naviguait en mer Noire, un bombardier stratégique russe a attaqué le navire civil ; ce dernier, sérieusement endommagé mais toujours à flot, a changé de cap et s’est dirigé vers la Roumanie.

Attaque en mer Noire

Le 11 septembre en soirée, le vraquier MV Aya naviguait en mer Noire. Ce dernier transportait 26 550 tonnes de grain en provenance d'Ukraine et à destination de l’Égypte. A 20h17 (heure de Paris), les différents sites de live tracking maritimes montrent que le vraquier a viré rapidement à tribord (droite) et s'est dirigé à l'Ouest, en direction de la Roumanie. La cause de changement de direction est connue ; alors qu'il naviguait, ce navire civil a été attaqué par un missile antinavire tiré depuis un bombardier stratégique russe Tu-22M3 Backfire-C. Aucun membre d'équipage n'a été blessé et malgré des dégâts importants, le navire n'a pas coulé. À noter que si ce navire civil opérait avec un équipage turc, il battait un pavillon de Saint-Christophe-et-Niévès, un pays situé en mer des Caraïbes.

L'équipage a eu énormément de chance, les premières informations laissent à penser que le missile utilisé était un Kh-22, soit un missile antinavire transportant une charge militaire d'environ 1 tonne. Pour rappel, ce missile conçu au début des années 1960 est encore utilisé au sein des Forces armées russes. Il s'agit de sa première utilisation opérationnelle contre une cible maritime. Ce tir pose question ; la "corridor du grain" est stratégique pour l'Ukraine, permettant la rentrée de nombreuses devises en échange des grains achetés. Or, c'est la première fois que la Russie tire ce type de munition sur un navire en mer Noire. Les attaques russes sur le corridor du grain sont plutôt concentrées sur les ports ukrainiens et expliquent d'ailleurs les incursions ou crash de drones suicides russes dans la région frontalière avec la Roumanie. Volonté délibérée de faire peur aux équipages des navires ? Mauvaise identification du bâtiment ? Les hypothèses sont nombreuses. Toutefois, il faut préciser qu'au niveau du grain, de nombreux pays à travers le monde ont besoin de ce grain et en ce qui concerne l'identification, le navire était clairement visible en public...

Une utilisation diversifiée

Pour rappel, le Kh-22 est uniquement tiré depuis des bombardiers stratégiques Tu-22 Backfire et Tu-95 Bear : il est déjà bien grand pour les bombardiers tactiques russes (11,6 mètres de long) mais aussi et surtout trop lourd, avec une masse de 6 tonnes. Sa portée maximale tourne autour des 600 kilomètres mais peut être inférieure en fonction des variantes. Il peut emporter une ogive conventionnelle mais aussi une ogive nucléaire. Il s'agit d'un missile supersonique, avec une vitesse de croisière à Mach 3 et une vitesse en phase d'attaque (descente vers la cible) supérieure à Mach 4 (soit plus de 4 939 km/h). En fonction des variantes et des cibles, différents types de capteurs radars guident le missile contre des navires.

À noter que ce missile a déjà commencé sa carrière opérationnelle en Ukraine sur de nombreuses cibles terrestres avec une précision très faible. Il n'est pas le seul missile détourné de son utilisation ; Kh-22, Kh-32, P-800 Oniks,... de nombreux missiles antinavires ont été utilisés par les Russes dans une optique sol-sol ou air-sol. Cette utilisation détournée provoque ainsi des frappes peu précises. Il y a par exemple l'attaque de deux Kh-32 sur l'usine Kredmash de Krementchouk (oblast de Poltava, Ukraine) le 27 juin 2022. Cependant, les deux missiles ont impacté à côté de l'usine, dont un sur un centre commercial. Le tir de ces missiles sur des cibles inappropriées s'explique par un manque de missiles de précision ; les stocks ne sont pas suffisants et la Russie détourne de nombreux missiles antiaériens ou antinavires dans une optique air-sol. Encore aujourd'hui, les tirs groupés de missiles russes ne dépendent uniquement de la production ; la livraison des missiles est à flux tendu, avec la production immédiatement envoyée dans les unités opérationnelles.

Gaétan Powis

Sur le même sujet

  • 1

    Fiscalité aérienne : le gouvernement fait un geste timide sur la TSBA

  • 2

    SpaceX décroche un contrat de 4,16 Md$ pour fournir des satellites de suivi d’aéronefs

  • 3

    Le trafic aéroportuaire européen (ACI Europe) en légère baisse en avril

  • 4

    La Belgique investit dans les missiles américains