• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Partenaires

Retour sur La Tribune
Défense et aérospatial

Une du journal Air&Cosmos

Dernière édition

Logo Air&Cosmos
  • Stratégies
  • Innovation & technologies
  • Aviation civile
  • Défense
  • Espace
Logo Air&Cosmos
  • Stratégies
  • Innovation & technologies
  • Aviation civile
  • Défense
  • Espace

Sélectionnez votre région

Logo Air&Cosmos

RECHERCHER

Loupe

DA
Défense & Aérospatiale
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
LT
La Tribune
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Entreprises & marchés
  • Institutions
  • Stratégie industrielle & Supply Chain
  • IA & Technologies avancées
  • Programmes
  • Recherche aéronautique
  • Aviation décarbonée
  • Drones & mobilité aérienne avancée
  • Compagnies aériennes
  • Aéroports et contrôle aérien
  • MRO
  • Aviation légère et d'affaires
  • Armées & opérations
  • Aéronefs
  • Drones & équipements militaires
  • MCO
  • Sciences & exploration
  • Lanceurs
  • Vols habités
  • Satellites & applications
  • Défense spatiale

Kiosque numériqueNewsletters
La TribuneLa Tribune DimancheLa Tribune Afrique
PartenairesÉvénements
Air & CosmosEspace

Il y a 30 ans, le Japon plaçait sur orbite son premier satellite d’observation de la Terre

Photo de Pierre-François Mouriaux

Pierre-François Mouriaux

Publié le 20 février 2017 à 06:09

Vue d'artiste du satellite Mos 1.

Vue d'artiste du satellite Mos 1.

JAXA

Hebdomadaire

N2979 ● 17 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Dernière minute

  • 05:00
    Portrait : capitaine Geoffrey
  • 10:00
    Livraisons : Croissance à deux chiffres pour Airbus et Boeing
  • 08:00
    Jour historique en Inde avec le vol inaugural du premier lanceur du New Space
  • 05:00
    L’équipage de la mission Artemis 2 en tournée européenne
  • 17:02
    Macron et Merz cherchent un nouveau souffle pour la coopération franco-allemande

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

Facebook
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Partenaires
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Après les Américains (Landsat, 1972), les Soviétiques (Meteor, 1977), les Indiens (Bhaskara, 1979) et les Français (Spot, 1986), les Japonais rejoignaient en 1987 les nations engagées dans un système global d’observation des ressources naturelles.

A l’aide de son huitième et dernier lanceur N II, le Japon place le 19 février 1987 à 909 km sur orbite héliosynchrone Mos 1 (Marine Observation Satellite n°1), également appelé «Momo» (en japonais « fleur de pêcher »), un satellite dédié à l’observation de la Terre, spécialisé dans l’océanographie. Etant donné le caractère insulaire du Japon, il était opportun d’orienter le programme d’observation de la Terre sur un système adapté aux besoins du pays, davantage intéressé par les ressources maritimes que terrestres.

Les précurseurs.

Si les Etats-Unis ont lancé le premier satellite d’observation des ressources terrestres Landsat, ils ont également placé sur orbite en 1978 le premier satellite d’étude des océans Seasat. Bien que ce dernier ait eu une courte durée de vie (juin-octobre), il a démontré l’utilité d’une observation globale et permanente des océans. Le satellite embarquait un radar à synthèse d’ouverture, un radar-altimètre et deux capteurs passifs : un radiomètre fonctionnant dans le visible et l’infrarouge thermique, et un autre à micro-onde. Les résultats ont été impressionnants et ont permis les premières études océaniques sur la houle, les ondes de surface, les pentes topographiques, etc. Ce programme a conforté les Japonais à suivre cette voie.

Les ambitions de Momo.

D’une masse de 740 kg, doté d’un unique panneau solaire fournissant l’énergie, le satellite Momo est principalement équipé de trois radiomètres : le premier MESSR (Multispectral Electronic Self-Scanning Radiometer) fonctionne dans cinq bandes spectrales en lumière visible et proche infrarouge (résolution de 45 m), le second VTIR (Visible and Thermal Infrared Radiometer) dans quatre bandes spectrales en lumière visible et en infrarouge thermique (résolution de 900 à 2 700 m), le troisième MSR (Microwave Scanning Radiometer) en micro-ondes. Tous ces instruments permettent aux japonais d’obtenir de précieuses données sur les océans comme la couleur, la température et la présence de vapeur d’eau à la surface, l’apparition des algues, la localisation des glaces flottantes, etc. L’objectif affiché est de contribuer à la protection de l’environnement et, surtout, à mieux gérer les ressources de la pêche.

Une nation de pêcheurs.

Le Japon étant naturellement ouvert sur les mers et océans, la pêche y a toujours tenu une place primordiale. Faisant vivre environ 1 400 000 personnes, elle est l’une des plus importantes au monde. Connaître les courants marins, les changements météorologiques et, d’une manière générale, le milieu naturel des poissons permet d’établir des prévisions bien utiles aux pêcheurs. Par le passé, ceux-ci ont régulièrement dû faire face aux problèmes de fluctuations hydrologiques. Ainsi, il n’était pas rare d’assister à un effondrement des prises de certains poissons (sardines, thons, bonites, etc.). Jusqu’alors, et pour répondre à ce problème, les acteurs de la pêche comptaient sur un réseau d’environ 4 000 embarcations (de pêche, de navires marchands) qui livraient en temps réel de précieuses informations. Toutefois, avec le début du premier choc pétrolier et le coût du pétrole, il devenait nécessaire de faire appel à d’autres moyens. Avec l’avènement des outils spatiaux, les Japonais pouvaient acquérir des données auprès des Etats-Unis (Landsat, Tiros…). Ainsi, au cours de la première moitié des années 1980, des opérations ont été conduites sur de vastes échelles maritimes pour recueillir et exploiter les données satellitaires ; des cartes ont même été réalisées permettant de transmettre en quelques heures les informations nécessaires aux pêcheurs japonais. C’est dans ce contexte qu’il a été donc décidé de lancer le programme national Mos. Mos 1 fonctionna jusqu’au 31 mars 1995 ; un second exemplaire identique a été lancé le 7 février 1990.

Philippe Varnoteaux est docteur en histoire, spécialiste des débuts de l’exploration spatiale en France et auteur de plusieurs ouvrages de référence.

Newsletter

La Lettre Quotidienne

Entrez chaque jour au coeur des enjeux de l'aéronautique, de la défense et du spatial avec l'expertise de la rédaction et suivez les actualités structurantes de ces secteurs stratégiques.

Illustration de la newsletter La Lettre Quotidienne

Pierre-François Mouriaux

Sur le même sujet

Capitaine Geoffrey, commandant de l'Equipe de voltige de l'armée de l'Air et de l'Espace.

Portrait : capitaine Geoffrey

Un rêve de voltige

Premium
Défense
Inauguration de la seconde ligne d'assemblage de la famille A320 à Toulouse.

Livraisons : Croissance à deux chiffres pour Airbus et Boeing

En dépit de trajectoires différentes, les deux géants de l’aéronautique mondiale accélèrent leurs cadences de production. Si le constructeur américain avance prudemment, son concurrent européen a fait un vrai bond en avant à partir du printemps.

Premium
Stratégie industrielle
Vikram 1 sur son pas de tir

Jour historique en Inde avec le vol inaugural du premier lanceur du New Space

Ce samedi 18 juillet, la start-up indienne Skyroot Aerospace a réussi le vol inaugural de son microlanceur Vikram-1. La première fusée 100 % privée du pays ouvre la voie à une nouvelle ère.

Espace
Reid Wiseman et Christina Koch à Turin

L’équipage de la mission Artemis 2 en tournée européenne

Chaque fin de semaine, une image qui a fait l’actualité ou retenu notre attention. Cette semaine, l’équipage de la mission cislunaire Artemis 2 a effectué une « tournée européenne de reconnaissance », visitant plusieurs sites clés dans la construction du module de service ESM de leur vaisseau.

Premium
Espace
La coopération franco-allemande est à la croisée des chemins.

Macron et Merz cherchent un nouveau souffle pour la coopération franco-allemande

Alors que les relations entre la France et l’Allemagne en matière de défense sont en pleine zone de turbulence, les dirigeants des deux pays cherchent à (se) rassurer sur la solidité du lien entre les deux pays. Et se projettent dans l’après-Scaf.

Premium
Stratégies
Photo d'illustration de l'article

Trafic semestriel : l’impact du conflit en Iran contraint le groupe ADP à réviser ses prévisions de trafic

Compte tenu du trafic enregistré au premier semestre 2026, le groupe ADP envisage une hypothèse de croissance du trafic à Paris, attendue autour de 0,5% sur l’ensemble de l’année (contre une croissance annuelle comprise entre 1,5% et 2,5% envisagée précédemment).

Premium
Aéroports et contrôle aérien
EES Exemple kiosque

EES : Chronique d’une réforme européenne très mal embarquée

Devant les files d’attente qui s’allongent dans plusieurs aéroports européens, la Commission européenne se voit contrainte à plus de souplesse sur le contrôle renforcé aux frontières de l'Union. Elle pourrait ainsi prolonger la période dérogatoire pour la pleine application du nouveau système, mais elle ne veut pas entendre parler de suspension pour autant.

Premium
Aviation civile
Sébastien Lecornu presse pour un usage le plus rapide de l’A400M comme bombardier d'eau.

Incendies : l’armée de l’Air testera l’A400M en bombardier d’eau la semaine prochaine

Le centre d’expertise aérienne militaire (CEAM) est à la manœuvre avec des navigants de la sécurité civile. Le Premier ministre suit le dossier de près, via la cellule interministérielle de crise.

Premium
Innovation & technologies