Retour en vol réussi de Vega au service de Pléiades Neo
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Pour son 17e vol depuis son entrée en service en février 2012, le lanceur Vega avait essuyé le 17 novembre 2020 son second échec en vol (seize mois après le premier), provoquant la perte de ses deux passagers, le satellite d’observation de la Terre espagnol SeoSat Ingenio et le satellite scientifique français Taranis, destiné à observer les événements transitoires électromagnétiques produits dans la couche atmosphérique terrestre. Était cette fois mis en cause le quatrième étage du lanceur, victime d’un mauvais montage d’un câble de commande. L’affaire avait fait grand bruit à l’époque (cf. A&C 2712), et le rapport des experts chargés d’identifier les causes de l’avarie et de formuler des recommandations pour le retour en vol, avait été suivi par la mise en place de nouvelles procédures chez Avio, le maître d’œuvre industriel, basé à Colleferro, dans la région du Latium, en Italie. Lequel semble avoir scrupuleusement mis en place les mesures préconisées, renforçant de la sorte ses procédures d'intégration et de contrôles, aussi bien dans son usine d’intégration qu’au Centre spatial guyanais.
Le vol VV18 de Vega a démarré ce jeudi 29 avril à 1h50 UTC, Arianespace réalisant pour l’occasion sa deuxième mission de « covoiturage » avec le système de lancement multiple SSMS (Small Satellites Mission Service), développé avec le soutien de l’Agence spatiale européenne et d’Avio pour répondre aux besoins du marché des nanosatellites et des microsatellites, aussi bien pour les clients institutionnels que commerciaux. L’hexamodule avait été inauguré en septembre 2020, avec 65 charges utiles embarquées (cf. A&C n°2693). Cette fois, six passagers destinés à des orbites héliosynchrones ont été confiés au lanceur léger européen, avec trois dispositifs de déploiement différents pour les cinq charges utiles auxiliaires. Pointons parmi eux le premier démonstrateur ELO (Eutelsat LEO for Objects) de l’opérateur français Eutelsat, chargé d’évaluer les possibilités d’échange de données à bas débit entre des objets répartis à travers le globe, même dans les zones non-couvertes par des infrastructures terrestres (cf. A&C n°2587 et 2659). Mais surtout, le satellite principal, Pléiades Neo 3, constitue le premier des quatre satellites d’observation de la Terre nouvelle génération développés par Airbus Defence and Space.