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Bilan mitigé pour l’IAC 2024

Photo de Pierre-François Mouriaux

Pierre-François Mouriaux

Publié le 03 novembre 2024 à 07:00

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N2973 ● 05 juin 2026

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Le chaud et le froid ont soufflé sur le dernier Congrès international d'astronautique. La démonstration de force italienne, les signatures de jolis contrats et les annonces d'ambitieux projets n’ont pas fait oublier la crise que traverse aujourd’hui l’Europe spatiale.

Retour sur le 75e Congrès international d'astronautique (IAC) qui s'est tenu du 14 au 18 octobre à Milan, en Italie.

Comme nous l’indiquions le 21 octobre dernier dans un premier bilan, ce fut l'IAC de tous les records.

Excessif mais incontournable

Désormais, l’IAC regroupe doc deux événements en un : un congrès et un salon, tous deux devenus majeurs. Grandiose manifestation pour les uns, excessive pour les autres, tant il fut difficile de s'y retrouver dans le dédale de halls et d'étages du centre de congrès MiCo (la signalétique n'a pas aidé), et au milieu d’un programme au final indigeste, où se télescopaient réunions de comités, sessions techniques, conférences, conférences de presse, signatures de contrat, petits déjeuners et cocktails, et événements divers (parfois en ville), régulièrement saturés du fait d’une trop grande fréquentation... Mais, nous l'écrivions la semaine dernière dans notre éditorial et y reviendrons en fin d'article, l'IAC reste un rendez-vous incontournable, extrêmement riche en informations, et idéal pour les rencontres et le réseautage.

Forza Italia

Le retour du congrès en Italie, douze ans après l’IAC de Naples, a évidemment été l’occasion pour le voisin transalpin de montrer les muscles. Citons la présence lors de la cérémonie d’ouverture du président de la République italienne, Sergio Mattarella – ceinturé par un impressionnant cordon de sécurité et flanqué de deux immenses gardes républicains en tenue d’apparat –, et du ministre du développement économique (rebaptisé ministre de l'Entreprise et du Made in Italy), Adolfo Urso. Signalons que la coupure du ruban lors de l’inauguration de l’exposition s’est faite devant le clinquant stand de Leonardo, aussi rouge qu’une voiture de sport et orné de larges murs d’images vidéo. Notons que, toute la semaine durant, les astronautes Samantha Cristoforetti, Franco Malerba (premier Italien de l’espace), Andrea Patassa (réserviste), Luca Parmitano et Walter Villadei (pilote en janvier-février dernier de la mission privée Axiom 3) ont multiplié les apparitions publiques. En particulier, les deux astronautes actifs de l’ESA ont régulièrement servi de faire-valoir aux initiatives européennes, telles que le service de retour de fret depuis l’orbite terrestre basse, l’atterrisseur lunaire Argonaut ou le concept de remorqueur interplanétaire électrique LightShip. Ajoutons qu’en fin de congrès, Gabriella Arrigo, directrice des affaires internationales de l’Agence spatiale italienne (ASI), a été élue présidente de la Fédération internationale d’astronautique (IAF). Elle prendra ses fonctions dans un an, à l’issue de l’IAC 2025, en remplacement de l’Américain Claye Mowry qui vient de prendre la direction générale de l’Institut américain d'aéronautique et d'astronautique, l’AIAA (American Institute of Aeronautics and Astronautics).

Pierre-François Mouriaux

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