L’année spatiale 2025 s’annonce encore plus folle
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SpaceX
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SpaceX
Déjà, l’An 69 de l’astronautique s’annonce encore plus fou que le précédent, pourtant record, avec des lancements toujours plus nombreux (pas moins de 300 au total, surtout aux Etats-Unis et en Chine), l’ajout de centaines de satellites dans les constellations dédiées à l’internet global, la poursuite du développement et les vols inauguraux de nouveaux lanceurs à travers le monde, quelques missions d’exploration (vers la Lune, Mars et les astéroïdes), encore un mélange de séjours autour de la Terre d’astronautes professionnels et privés, et l’arrivée probable de(s) première(s) stations orbitale(s) commerciale(s). Ainsi, devrait continuer à trôner sur le toit du monde l’infatigable SpaceX qui, selon Elon Musk, va « probablement » mener quelque 180 missions à l’aide de ses lanceurs Falcon 9 et Falcon Heavy – soit 46 de plus qu’en 2024 et avec une moyenne d’un lancement tous les deux jours... La part belle sera encore une fois donnée à la poursuite du déploiement de la mégaconstellation maison Starlink, avec deux fois plus de lancements de satellites Direct-to-Cell (permettant aux smartphones de se connecter directement aux satellites sans antenne spécifique) que l’an passé. Toujours selon Elon Musk, Starlink assurera dès cette année 90 % de l’ensemble du trafic internet spatial.
Au milieu des autres missions commerciales de l’opérateur, institutionnelles ou privées, notons au moins quatre départs vers la Lune : les sondes Hakuto R Mission 2 (Japon et Luxembourg) et Blue Ghost (Etats-Unis), les missions IM 2 et 3 Nova-C (Etats-Unis), et la sonde Griffin Mission 1 (Etats-Unis). Une capsule Crew Dragon sera par ailleurs utilisée pour un vol privé permettant d’emmener le premier équipage sur orbite polaire (mission Fram2). Pointons enfin le lancement au deuxième trimestre d’un nouveau démonstrateur de la capsule réutilisable Nyx de la startup franco-allemande The Exploration Company, neuf mois après l’expérience avortée à la fin du vol inaugural d’Ariane 6 (qui n’avait pas permis de retour atmosphérique).
En parallèle à cette intense activité, l’ogre californien va accélérer la mise au point de son mégalanceur Starship, menant des essais de plus en plus réguliers depuis la base de Boca Chica, au sud du Texas, où se terminent les travaux d’aménagement d’un second pas de tir ; suite à l’autorisation accordée en novembre dernier par la FAA (Federal Aviation Administration), 25 lancements pourraient ainsi intervenir en 2025 – un tous les 15 jours. L’objectif est de commencer à satelliser des charges utiles, d’introduire la version V3 du moteur Raptor et de réutiliser de plus en plus les matériels. Il s’agit aussi d’effectuer des transferts d’ergols sur orbite, indispensables pour envisager le débarquement humain sur la Lune envisagé mi-2027 lors de la mission Artemis 3. Si tous ces essais se déroulent bien, on pourrait même assister d’ici la fin de l’année à une démonstration d’alunissage du vaisseau HSL (Human Landing System), la variante lunaire de Starship, puis un retour sur orbite lunaire…