Recherche de traces de vie extraterrestre : attention aux emballements prématurés
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos

La fameuse découverte de juillet 2024.
NASA/JPL-Caltech
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos

La fameuse découverte de juillet 2024.
NASA/JPL-Caltech
Depuis un demi-siècle, les scientifiques cherchent des traces de vie passée sur Mars, notre voisine qui fut jadis chaude et humide, avec des lacs, des rivières et des précipitations qui ont façonné son paysage. Les missions Viking 1 et 2 de la NASA (posées sur la planète rouge en juillet et septembre 1976), furent les premières à mener des expériences biologiques in situ. Bien qu’incapables de fournir des résultats tangibles, elles ont ouvert la voie, les recherches s’intensifiant avec l’arrivée d’astromobiles automatiques à la fin des années 1990 avec Sojourner (dont les premiers tours de roue en juillet 1997 ont marqué les débuts d’internet), puis de véritables laboratoires mobiles permettant une exploration poussée. Respectivement en service depuis août 2012 et février 2021, Curiosity et Perseverance illustrent probablement le mieux cette quête de traces de vie passée, la première mission ayant détecté dans le cratère Gale (près de l’équateur) les molécules organiques les plus complexes jamais identifiées sur Mars, notamment des hydrocarbures à longue chaîne comme le décane, l’undécane et le dodécane. Ces composés ont été trouvés dans des roches argileuses vieilles de 3,7 milliards d’années, qui ont pu préserver de telles molécules grâce à la présence passée d’eau liquide, élément clé pour la vie. Quant à Perseverance, qui explore le cratère Jezero, un ancien delta fluvial de l’hémisphère nord, il met régulièrement en évidence des structures géologiques indiquant clairement que de l’eau a coulé autrefois. Et en juillet 2024, l’astromobile a découvert des roches sédimentaires tachetées à la manière d’un léopard, qui contiennent des minéraux et de la matière organique organisés en structures jamais observées auparavant sur Mars…