Depuis 20 ans, le Kazakhstan ambitionne de devenir une puissance spatiale
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Encapsulation du satellite Kazsat 1
Roscosmos
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Encapsulation du satellite Kazsat 1
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Créée le 5 décembre 1936 au sein de l’Union soviétique, la République du Kazakhstan est alors une terre de déportation. Après 1945, elle devient aussi une terre d’expérimentations : à Semipalintinsk est créé un polygone d’essais nucléaires où, le 29 août 1949, est effectué le premier essai atomique ; à Tiouratam (Töretam en kazakhe) est implanté en 1955 le centre de Baïkonour, où sont réalisés des essais de missiles et le lancement de nombreux engins spatiaux à commencer par le premier satellite artificiel de l’histoire, Spoutnik 1, le 4 octobre 1957.
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Alors que l’Urss se disloque, le Kazakhstan proclame son indépendance le 16 décembre 1991. Au niveau spatial, se pose la question de Baïkonour : les négociations russo-kazakhes aboutissent à un accord permettant à la Russie de poursuivre son exploitation sous forme de location. Toutefois, à plusieurs reprises, des lanceurs s’écrasent et polluent les steppes kazakhes provoquant l’irritation des populations et des autorités kazakhes qui demandent davantage de garanties de sécurité. Le 9 janvier 2004, un nouvel accord prolonge la location du centre jusqu’en 2050. Si les Russes s’engagent à mieux tenir compte de l’environnement, les Kazakhs prennent une part plus importante dans la gestion de Baïkonour. Par ailleurs, avec l’accord de la Russie, les Kazakhs mettent le centre à la disposition d’acteurs privés, comme les entreprises russo-américaine International Launch Services (ILS / créée en 1995) et russo-européenne Starsem (créée en 1996, suspendue en 2022), qui commercialisent respectivement les lanceurs russes Proton et Soyouz.