• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Partenaires

Retour sur La Tribune
Défense et aérospatial

Une du journal Air&Cosmos

Dernière édition

Logo Air&Cosmos
  • Stratégies
  • Innovation & technologies
  • Aviation civile
  • Défense
  • Espace
Logo Air&Cosmos
  • Stratégies
  • Innovation & technologies
  • Aviation civile
  • Défense
  • Espace

Sélectionnez votre région

Logo Air&Cosmos

RECHERCHER

Loupe

DA
Défense & Aérospatiale
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
LT
La Tribune
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Entreprises & marchés
  • Institutions
  • Stratégie industrielle & Supply Chain
  • IA & Technologies avancées
  • Programmes
  • Recherche aéronautique
  • Aviation décarbonée
  • Drones & mobilité aérienne avancée
  • Compagnies aériennes
  • Aéroports et contrôle aérien
  • MRO
  • Aviation légère et d'affaires
  • Armées & opérations
  • Aéronefs
  • Drones & équipements militaires
  • MCO
  • Sciences & exploration
  • Lanceurs
  • Vols habités
  • Satellites & applications
  • Défense spatiale

Kiosque numériqueNewsletters
La TribuneLa Tribune DimancheLa Tribune Afrique
PartenairesÉvénements
Air & CosmosEspaceVols habités

Il y a 50 ans, Apollo 16 : la « plus grande mission scientifique de l’espace »

Photo de Pierre-François Mouriaux

Pierre-François Mouriaux

Publié le 19 avril 2022 à 06:08

Hebdomadaire

N2979 ● 17 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Dernière minute

  • 05:00
    Portrait : capitaine Geoffrey
  • 10:00
    Livraisons : Croissance à deux chiffres pour Airbus et Boeing
  • 08:00
    Jour historique en Inde avec le vol inaugural du premier lanceur du New Space
  • 05:00
    L’équipage de la mission Artemis 2 en tournée européenne
  • 17:02
    Macron et Merz cherchent un nouveau souffle pour la coopération franco-allemande

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

Facebook
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Partenaires
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Après les succès consécutifs d’Apollo 14 et 15, les Américains repartent confiants vers la Lune le 16 avril 1972, pour un cinquième alunissage qui intervient avec succès cinq jours plus tard.

La région retenue pour Apollo 16 est située entre les formations de Descartes et de Cayley, une zone de hauts plateaux. Les spécialistes pensent alors que les astronautes pourraient y trouver de vieilles roches d’origine volcanique. Quant aux médias, ils sont particulièrement sensibles à la dimension scientifique de la mission, comme La Nouvelle République qui le 13 avril annonce : « Apollo 16 [sera] la plus grande mission scientifique de l’espace ».

Le début de la mission

Le commandement de la mission Apollo 16 est confié au vétéran John Young, qui a une solide expérience : il a alors à son actif trois vols (Gemini 3, Gemini 10, Apollo 10). Young accompagné de deux « bleus » : Charles Duke, pilote du module de commande (CM Casper), et Ken Mattingly, pilote du module lunaire (LM Orion). Précisons que, depuis Apollo 15, les LM sont plus lourds en raison du fait qu’ils ont été adaptés à des missions sur la Lune désormais plus longues.

Apollo 16 décolle avec succès le 16 avril à 17h54 TU. Le voyage vers la Lune s’effectue sans encombre, jusqu’au moment où les ennuis commencent autour de la Lune le 20 avril…

Une cascade d’ennuis techniques

…lorsque Young et Duke intègrent Orion, ils ne réussissent pas à orienter correctement vers la Terre l’antenne de communication à haut débit. Ensuite, un problème intervient à l’instant où les moteurs permettant le contrôle du LM sont mis sous tension. Enfin, à bord de Casper, Mattingly rencontre à son tour un problème de vibration lors du test de l’orientation d’une tuyère. Il n’en faut pas plus pour inquiéter les médias : La Nouvelle République annonce le 21 que « LE PLAN DE VOL D’APOLLO 16 MODIFIE. Une panne d’ordinateur à bord du module de commande a perturbé la manœuvre de changement d’orbite lunaire » ; le même jour, Le Parisien libéré : « APOLLO 16 : TRAGIQUE SUSPENS AUTOUR DE LA LUNE ». Perturbée, la mission peut néanmoins se poursuivre, mais avec un retard de six heures et avec des modifications dans les procédures.

Le premier jour sur la Lune

Une fois sur la Lune, John Young déclare : « Tu es ici : mystérieux et inconnu Descartes. Hautes plaines. Apollo 16 va changer ton image ! ». Il ne croyait pas si bien dire… Quelques minutes plus tard, Duke le rejoint et les deux hommes libèrent le Lunar Roving Vehicle (LRV). Alors que Young déploie un petit télescope ultraviolet pour réaliser les premières observations astronomiques depuis la Lune (Grand nuage de Magellan, amas de galaxies, nébuleuses, Terre, etc.), Duke installe sur le LRV une antenne parabolique et une caméra dont le contrôle peut se faire depuis la Terre. Les Terriens peuvent ainsi suivre en direct la mission à travers d’impressionnantes images stupéfiant tout le monde ; Le Parisien libéré du 22 avril titre : « APOLLO 16. DES PHOTOS PARFAITES ! Ils sautent de joie d’être sur la Lune ». Le drapeau est ensuite déployé par Young, tandis que Duke se charge des instruments scientifiques de la station ALSEP (Apollo Lunar Surface Experiments Package) : un magnétomètre (LSM), un instrument de mesure de flux thermiques (HFE) et deux sismomètres actif et passif (le premier pour déterminer la composition du sol lunaire, le second pour mesurer l’activité sismique). Seul bémol, Young se prend les pieds dans un câble interdisant au HFE de fonctionner…

Les deux astronautes montent ensuite dans le LRV et partent faire une exploration en direction de l’ouest. La conduite n’est pas simple : avec le Soleil dans le dos, les deux astronautes voient un paysage blanchâtre, apercevant difficilement les buttes devant eux. Les deux hommes procèdent à des prises de photos, à des collectes de roches et, après une sortie de 7h11 et avoir roulé sur 4,2 km, rentrent dans Orion se reposer.

Newsletter

La Lettre Quotidienne

Entrez chaque jour au coeur des enjeux de l'aéronautique, de la défense et du spatial avec l'expertise de la rédaction et suivez les actualités structurantes de ces secteurs stratégiques.

Illustration de la newsletter La Lettre Quotidienne

Le deuxième jour sur la Lune

Les explorateurs partent vers le sud, sur le flanc de Stone Mountain à un peu plus de 3 km. Ayant cette fois-ci le Soleil sur leur côté gauche, les astronautes sont moins gênés. Arrivés sur un faux plat, ils peuvent à un moment donné contempler le paysage. Ebahi, Duke lâche : « Oh spectacular, just spectacular ! ». A plusieurs reprises, les astronautes s’arrêtent pour photographier, inspecter le sol, ramasser des échantillons, effectuer des carottages. En regardant et en écoutant les observations et descriptions des paysages, du sol et des roches faites par les astronautes, les scientifiques sur Terre doutent peu à peu qu’ils sont sur une zone volcanique… 11,3 km plus tard, les astronautes réintègrent Orion, battant le record de sortie sur la Lune (7h23 contre 7h12 pour Apollo 15).

Le dernier jour sur la Lune

Après 7 heures de repos, les deux hommes entament une journée de 18 heures, marquée d’abord par leur troisième excursion en LRV en direction du nord. Ils roulent sur une distance totale de 11,4 km. Désormais, gratter, marcher, rouler sur le sol lunaire n’apparaissent plus comme un exploit. De retour au LM, Duke s’octroie une petite détente en lançant le collecteur de vent en guise de javelot puis, en compagnie de Young, effectue quelques sauts dont un a bien failli mal finir : l’astronaute est retombé sur son sac à dos… Mais plus de peur que de mal. Young gare ensuite à bonne distance le LRV, permettant à la Terre d’assister au décollage d’Orion qui, un peu plus de 4 h plus tard, rejoint Casper et Mattingly. Pendant ce temps-là, ce dernier n’avait pas chômé, il avait pratiqué toute sorte d’expériences depuis l’orbite lunaire (mesures de la composition et du relief lunaire, de la composition de l’atmosphère raréfiée, etc.).

Le 24, avant de revenir vers la Terre, un petit satellite scientifique (36,3 kg) est largué afin de transmettre des renseignements sur les particules chargées et sur le champ magnétique autour de la Lune. Le 25 avril, sur le chemin du retour, Mattingly effectue une sortie extravéhiculaire d’environ 30 mn pour récupérer des films pris par des caméras à l’extérieur.

Les médias attendent avec impatience le retour des astronautes qui, comme le souligne Le Parisien libéré le 24, ont effectué une « FANTASTIQUE MOISSON SCIENTIFIQUE ». La Nouvelle République annonce le 25 que « Les trois astronautes d’Apollo 16 rentreront chargés d’un bon poids d’échantillons et de records ». En effet, ils ramènent dans leur bagage 94,3 kg de roches lunaires.

Le bilan

Après une mission de 290 heures et 37 minutes, Young, Duke et Mattingly reviennent sur Terre, amerrissent à environ 300 km au sud-est de l’île Christmas, au grand soulagement des médias : La Montagne titre le 28 : « APOLLO 16 MISSION TERMINEE. La capsule a amerri hier soir à 20h44 dans le Pacifique » ; Le Parisien libéré : « Le fabuleux voyage lunaire d’Apollo 16. A la minute près (20h44), ils sont rentrés avec des richesses inestimables pour notre planète ». En effet, le retour des roches lunaires permettront d’en savoir plus sur l’histoire géologique de notre satellite. Pour certains analystes, comme le journaliste scientifique Philippe Henarejos, il ne fait aucun doute que c’est « la mission qui a changé la face de la Lune ». Partis à la recherche des volcans de la Lune, les astronautes d’Apollo 16 ont notamment contribué à prouver que la région explorée a été modelée non pas par des volcans, mais à la suite d’impacts de météorites.

Quelques références

- Un article : « Astronautique 1972 », Jean MEEUS et Gérard BODIFEE, in Ciel et Terre, vol. 89, pp.357-396

- Un ouvrage : Ils ont marché sur la Lune, Philippe Henarejos, Ed. Belin, 2018

- Des images restaurées de mission Apollo 16, 2021

- Une conférence en France de Charlie Duke, 2022.

Philippe Varnoteaux est docteur en histoire, spécialiste des débuts de l’exploration spatiale en France et auteur de plusieurs ouvrages de référence

Pierre-François Mouriaux

Sur le même sujet

Capitaine Geoffrey, commandant de l'Equipe de voltige de l'armée de l'Air et de l'Espace.

Portrait : capitaine Geoffrey

Un rêve de voltige

Premium
Défense
Inauguration de la seconde ligne d'assemblage de la famille A320 à Toulouse.

Livraisons : Croissance à deux chiffres pour Airbus et Boeing

En dépit de trajectoires différentes, les deux géants de l’aéronautique mondiale accélèrent leurs cadences de production. Si le constructeur américain avance prudemment, son concurrent européen a fait un vrai bond en avant à partir du printemps.

Premium
Stratégie industrielle
Vikram 1 sur son pas de tir

Jour historique en Inde avec le vol inaugural du premier lanceur du New Space

Ce samedi 18 juillet, la start-up indienne Skyroot Aerospace a réussi le vol inaugural de son microlanceur Vikram-1. La première fusée 100 % privée du pays ouvre la voie à une nouvelle ère.

Espace
Reid Wiseman et Christina Koch à Turin

L’équipage de la mission Artemis 2 en tournée européenne

Chaque fin de semaine, une image qui a fait l’actualité ou retenu notre attention. Cette semaine, l’équipage de la mission cislunaire Artemis 2 a effectué une « tournée européenne de reconnaissance », visitant plusieurs sites clés dans la construction du module de service ESM de leur vaisseau.

Premium
Espace
La coopération franco-allemande est à la croisée des chemins.

Macron et Merz cherchent un nouveau souffle pour la coopération franco-allemande

Alors que les relations entre la France et l’Allemagne en matière de défense sont en pleine zone de turbulence, les dirigeants des deux pays cherchent à (se) rassurer sur la solidité du lien entre les deux pays. Et se projettent dans l’après-Scaf.

Premium
Stratégies
Photo d'illustration de l'article

Trafic semestriel : l’impact du conflit en Iran contraint le groupe ADP à réviser ses prévisions de trafic

Compte tenu du trafic enregistré au premier semestre 2026, le groupe ADP envisage une hypothèse de croissance du trafic à Paris, attendue autour de 0,5% sur l’ensemble de l’année (contre une croissance annuelle comprise entre 1,5% et 2,5% envisagée précédemment).

Premium
Aéroports et contrôle aérien
EES Exemple kiosque

EES : Chronique d’une réforme européenne très mal embarquée

Devant les files d’attente qui s’allongent dans plusieurs aéroports européens, la Commission européenne se voit contrainte à plus de souplesse sur le contrôle renforcé aux frontières de l'Union. Elle pourrait ainsi prolonger la période dérogatoire pour la pleine application du nouveau système, mais elle ne veut pas entendre parler de suspension pour autant.

Premium
Aviation civile
Sébastien Lecornu presse pour un usage le plus rapide de l’A400M comme bombardier d'eau.

Incendies : l’armée de l’Air testera l’A400M en bombardier d’eau la semaine prochaine

Le centre d’expertise aérienne militaire (CEAM) est à la manœuvre avec des navigants de la sécurité civile. Le Premier ministre suit le dossier de près, via la cellule interministérielle de crise.

Premium
Innovation & technologies