100 ans de Boeing : l'aventure Dash 80
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la Grande-Bretagne avait acquis une avance technologique d'importance dans le domaine de l'aéronautique. La guerre n'était pas encore terminée que le futur du transport aérien avait été imaginé et en 1946 l'avionneur de Havilland lança l'étude de ce qui allait devenir le DH-106 Comet, le premier avion de transport civil motorisé par turboréacteurs.
L'histoire de l'aéronautique eut été tout autre si les Comet n'avaient pas été victimes au cours de l'année 1954, soit deux ans après leur mise en service, d'une série de quatre accidents entraînant la mort de tous les passagers. Une commission d'enquête fut lancée, de Havilland identifia la cause de la perte des appareils.
La fatigue du métal, due à la pressurisation-dépréssurisation des cabines à chaque vol, avait entraîné dans chaque cas une décompression explosive à haute altitude, ce qui força l'avionneur de Hatfield à modifier profondément le Comet... Et à accumuler un retard commercial au pire moment, tandis que de l'autre côté de l'Atlantique, à Seattle, Boeing se préparait à faire voler le prototype de ce qui allait devenir le 707, le model 367-80 surnommé Dash 80.
En 1951, le président de Boeing, Bill Allen, vint assister au salon de Farnborough pour voir le Comet voler. Subjugué par la beauté et les lignes de l'appareil, il demanda ensuite à Maynard Pennell, alors directeur du bureau d'études de l'avionneur de Seattle s'il pensait pourvoir construire un appareil au moins équivalent. La réponse de Pennell fut « oui, mais en mieux, en bien mieux ».