Un ICBM qui pose question

Julien Gouesmat à Istanbul
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Le ministre de la Défense turc Yasar Güler s’est fait présenter l’ICBM Yildirimhan au salon Saha
Republic of Turkey, Ministry of national defence

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Le ministre de la Défense turc Yasar Güler s’est fait présenter l’ICBM Yildirimhan au salon Saha
Republic of Turkey, Ministry of national defence
A Istanbul, le Yildirimhan a capté tous les regards lors du salon Saha, début mai. Avec ses près de 18 mètres de long, le premier missile balistique intercontinental (ICBM) turc ne pouvait pas passer inaperçu…d’autant plus qu’il n’était pas véritablement attendu. Présenté comme hypersonique, atteignant Mach 25, capable d’emporter une ogive de 3 tonnes, avec une portée estimée à 6 000 kilomètres, la bête ne cesse de questionner.
Pourquoi un ICBM ?
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Avant même des interrogations techniques et industrielles, c’est l’intérêt d’un tel missile qui questionne. Le club très fermé des États disposant d’ICBM opérationnels ne rassemble aujourd’hui que sept pays, essentiellement des puissances nucléaires confrontées à des logiques de dissuasion ou à des menaces à très longue distance. « Je ne perçois pas une menace directe sur la Turquie à cette portée de missile, à part des actions représailles dans le cadre d'une mise en œuvre de l'article 5 de l'Otan impliquant Ankara », s’interroge le spécialiste de la Turquie et général de brigade aérienne (2S) Patrice Moyeuvre.
Julien Gouesmat à Istanbul