Il persiste et signe : l’Allemagne restera un partenaire industriel des États-Unis en matière de défense. Boris Pistorius a affirmé en conférence de presse qu’il n’était pas question de « renoncer à des systèmes américains » et que la coopération en matière de production d’armement serait amenée à se poursuivre – voire à se développer. « Nous travaillons en étroite collaboration avec l’industrie de l’armement américaine et nous continuerons », a assuré le ministre allemand de la Défense, qui semble prêt à un exercice d’équilibriste : « L’un n’empêche pas l’autre. Il s’agit à la fois de gagner en autonomie, sans renoncer à la coopération étroite avec les États-Unis ».
S’exprimant aux côtés du chancelier allemand, Friedrich Merz, et du secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, le 1er juillet, Boris Pistorius a confirmé l’intérêt de pouvoir « produire certains systèmes ou certains composants en Allemagne ». Il justifie cette orientation par les capacités de production limitées des États-Unis sur certains matériels (type Patriot) et la « dépriorisation » de l’export (voir A&C n°2970), mais aussi par la nécessité de pouvoir répondre aux besoins de la Bundeswehr d’ici cinq à dix ans.