Comment Safran accélère l'IA dans les opérations
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Le directeur général de Safran.AI pilote 300 experts en IA
Jean-Marc Tanguy
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Le directeur général de Safran.AI pilote 300 experts en IA
Jean-Marc Tanguy
C'est une série de petits bâtiments presque anodins dans la banlieue rennaise. Pourtant, dès l’accès au site, le visiteur comprend vite que la production y est sensible. Ici, Safran.AI apprend à l'intelligence artificielle (IA) à devenir un outil dans les applications défense.
Des ingénieurs s’y affairent au côté des « annoteurs », des collaborateurs qui, toute la journée, entraînent l'IA à aller chercher la bonne information dans les tréfonds des données numériques. Reconnaître un Su-27 d'un Su-34 à partir d'une donnée élémentaire, l'œil humain ne saura plus faire, du moins pas assez vite. L'IA, elle, le peut, si elle a été correctement exercée.
Car pour que l'IA soit bien entraînée, elle doit l’être à partir de données de qualité : les spécialistes de Safran.AI disposent donc d’éléments fournis en droite ligne par les autorités françaises. Cela ne les empêche pas, par ailleurs, de développer des applicatifs avec des données ouvertes (non sensibles). Dans ce deuxième cas, l’IA peut apprendre, par exemple, à compter des personnages dans une scène urbaine.