Trois concurrents en lice pour le NRGC
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Sikorsky
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Sikorsky
C'est le futur hélicoptère de manœuvre et d'assaut qui est en train de se dessiner. Une grande partie des appareils de taille moyenne actuellement en service au sein des pays membres de l'Otan arrivera en fin de vie entre 2035 et 2040 et devra être remplacée. Six pays de l'Otan ont ainsi signé un protocole d'entente (MoU) pour travailler conjointement sur les concepts d'un hélicoptère de prochaine génération, destiné entre autres à remplacer des machines, telles que l'AW101. La France, l'Allemagne, la Grèce, l'Italie, les Pays-Bas et le Royaume-Uni se sont engagés à verser 26,7 M€ pour développer les Capacités des hélicoptères de nouvelle génération (NGRC ou Next Generation Rotorcraft Capabilities). Ces pays se pencheront sur l'amélioration de l'autonomie et de la vitesse d'une voilure tournante ou d’un convertible de transport moyen, ses capacités dans un scénario de guerre électronique pour commencer. Les missions envisagées pour cet appareil comprennent le transport, l'évacuation médicale, la recherche et le sauvetage et l'assaut. L'objectif est de développer une cellule commune pour les variantes terrestres, aériennes et maritimes, à l'image du programme NH90, qui est jusqu'à présent le dernier programme d'étude et de construction d'un hélicoptère polyvalent ayant réuni plusieurs industriels européens.
Airbus a récemment fait l’actualité en dévoilant sa proposition à l'Otan. Cette offre comprend deux concepts : un hélicoptère conventionnel haute performance et un concept novateur à grande vitesse. Les deux concepts seront étroitement liés et devraient partager des points communs en termes de maintenance, de formation, d'armement et de systèmes. Le concept avancé d'Airbus s'appuie notamment sur le retour d’expérience acquis via ses démonstrateurs à configuration composite, le X3 et le Racer. Ce dernier tire parti du retour d’expérience du démonstrateur technologique de son prédécesseur, mais avec plusieurs avancées technologiques, puisque l’appareil a fait l’objet du dépôt de pas moins de 90 brevets. D’abord en termes de motorisation, puisque le girodyne est motorisé par deux turbomoteurs Safran Aneto 1A, aux hélices en configuration hélices propulsives.