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Air & CosmosStratégies

ATR se projette déjà dans l'après-crise

Photo de Yann Cochennec

Yann Cochennec

Publié le 25 mars 2021 à 08:01

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N2973 ● 05 juin 2026

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Réjouissant. Désormais sans concurrent sur les avions neufs, ATR est aussi en mesure de proposer pas moins de cinq versions différentes de ses appareils de 50 à 70 places. Une famille capable répondre aux besoins spécifiques des opérateurs avec en toile de fond une vague de remplacement sur les cinq à sept prochaines années.

20 livraisons en 2021

« L'année 2020 a été celle du creux de la vague pour ATR », souligne d'entrée de jeu Stefano Bortoli, président du constructeur franco-italien lors de la présentation des résultats de l'entreprise. ATR aura en effet seulement livré dix appareils l'année dernière. Et il faut remonter aux belles années du jet régional de 50 places pour retrouver un tel « filet » de livraisons. Le règne du jet de 50 places est désormais fini et cette fois la cause est le séisme créé par la pandémie de Covid-19. Pour autant, ATR est d'ores et déjà dans l'après-crise.

Les livraisons passeront à vingt unités en 2021 dont près de la moitié seront des ATR 72 Fret habillé aux couleurs de l'intégrateur FedEx. Ce dernier, qui a réceptionné son premier exemplaire en décembre 2020 (cf. A&C n° 2715), a plus que jamais besoin de ces appareils qui sont exploités par des compagnies aériennes partenaires. « Nous avons prévu de réceptionner six à sept ATR 72-600F en 2021 », indiquait alors Scot Struminger, président aviation de FedEx. D'autant que la crise a accéléré la croissance du commerce en ligne et des besoins en acheminement.

La résilience du transport régional

Du coup, ATR compte bien accrocher « un deuxième client » pour son ATR 72 Fret « d'ici à la fin de cette année », indique Fabrice Vautier, directeur commercial. La violence de la crise n'a pas épargné les clients du constructeur qui sont « des opérateurs de petite taille avec une flotte de six appareils en moyenne et confrontés à un accès plus difficile aux financements ». Mais, elle a aussi démontré la résilience du transport régional. « Le nombre de vols opérés en ATR a été de 85 % contre 45 % pour les mono-couloirs et 25 % pour les gros-porteurs », souligne Fabrice Vautier.

Yann Cochennec

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