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Dassault Aviation lance le Falcon 10X

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Antony Angrand

Publié le 07 mai 2021 à 07:50

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N2973 ● 05 juin 2026

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Dassault Aviation levé le voile sur son dernier jet d'affaires biréacteur, le Falcon 10X, qui se positionne dans le segment très grande autonomie. Annoncé pour 2025, l'appareil sera l'illustration même du confort avec sa très grande cabine et viendra concurrencer le Gulfstream G700 et le Bombardier Global 7500.

Très grande vitesse et très grande autonomie 

« Lorsque nous avons débuté le développement du Falcon 10X, nous voulions entrer dans le segment des avions à très grande vitesse et à très grande autonomie. Beaucoup de nos clients nous avaient précédemment demandé pourquoi nous n'étions pas présents sur ce marché », commente Carlos Brana, directeur général des avions civils chez Dassault Aviation. L'idée de départ était d'avoir un avion capable de franchir une distance de 7 500 nautiques (soit 13 890 km) à Mach 0,85. « Une vitesse de croisière à Mach 0,9 avec une autonomie supérieure à 6 000 nautiques, qu'il soit même capable de Mach 0,925 donc d'une vitesse très élévée. Toujours avec les caractéristiques d'un avion d'affaires Dassault Aviation, ce qui veut dire qu'il dispose de la capacité à décoller et atterrir sur des pistes courtes. La longueur de piste moyenne sera de 1 800 m, l'avion pourra atterrir sur 750 m et pourra également se poser sur des aéroports avec une approche pentue comme celui de Londres la City », ajoute Carlos Brana. Le Falcon 10X permettra de rallier des destinations très éloignées sans escale.

Paris-Australie 

« En décollant de Paris, vous pourrez gagner l'Australie, Honolulu à Hawaï ou encore l'Amérique du Sud. De New-York vous pourrez gagner presque le reste de la terre sauf l'Australie. De Los-Angeles, seule l'Australie vous échappera, tandis que de Hong-Kong vous pourrez ralier New-York, une bonne partie de l'Afrique et de l'Europe », commente Carlos Brana. Une telle autonomie a nécessité de prendre en compte la durée de vol et ses conséquences, tant sur les passagers que sur l'équipage et notamment les pilotes. « En entrant sur ce segment, nous savions bien sûr que nous ne serions pas les seuls présents, puisqu'il y a déjà deux concurrents qui, il faut le reconnaître, ne sont pas mauvais dans leur domaine. Nous ne voulions pas faire la même chose que les autres avionneurs, nous souhaitions apporter une forte valeur ajoutée. Une fois encore, nous avons écouté nos clients et nous avons pensé à ce que représente un voyage de 7 500 nautiques (soit 13 890 km) », ajoute Carlos Brana. 

7 500 nautiques 

Ces 7 500 nautiques représentent un vol d'une durée supérieure à 15 heures, avec plusieurs passagers confinés dans la même cabine. « Nous nous sommes posé la question suivante : comment peut-on réinventer l'expérience passager afin de s'assurer qu'ils profiteront du vol et ne seront pas confinés dans le même siège pendant quinze heures et pourront se déplacer dans la cabine ? Ils doivent également profiter de ce vol de telle manière que lorsqu'ils arrivent à destination, ils puissent commencer leur journée et travailler exactement comme d'habitude. C'est le premier défi que nous devions relever. Le second est relatif aux pilotes. Même s'ils sont libres de se déplacer dans l'appareil et que l'un peut se reposer tandis que l'autre est aux commandes de l'avion, après quinze heures de vol, ils sont quand même fatigués. L'idée a donc été de savoir comment alléger leur charge de travail de telle manière qu'aux moments les plus critiques du vol, ils soient alertes, notamment à l'atterissage ainsi qu'à certaines autres phases de vol », poursuit Carlos Brana. 

Antony Angrand

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