Carton plein pour l'Embraer C-390
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos

Embraer
Les sirènes d’alerte incendie ont retenti chez Embraer à São José dos Campos, État de São Paulo au Brésil, ce 6 octobre 2025. Pourtant aucun départ de feu n’a été détecté. C’est désormais devenu une tradition chez l’avionneur : à chaque commande d’ampleur, l’alarme est ainsi déclenchée. Elle fait ainsi savoir à tous les employés du constructeur aéronautique la signature d’un nouveau contrat.
Et ce 6 octobre, les sirènes se sont manifestées en raison de la future acquisition de quatre avions multimissions C-390 Millennium par le royaume de Suède, lesquels devraient être opérationnels en 2028. La signature de ce contrat s’est faite sous l’ombrelle des Pays-Bas. En se joignant à un accord de coopération existant avec la Hollande et l'Autriche, la Suède a accès à un système aéronautique moderne, plus rapidement et à moindre coût qu’avec un processus d’achat de son seul côté. La Suède se joint ainsi au partenariat qui permet des procédures contractuelles et une acquisition facilitées via les Pays-Bas.
La Suède a pris son temps pour arrêter son choix sur le C-390. Les militaires de la Svenska flygvapnet, ou armée de l’Air suédoise, ont étudié toutes les alternatives possibles de remplacement aux vénérables Lockheed C-130H Hercules, ou plutôt Tp-84A selon la dénomination suédoise. Après des décennies marquées sous le sceau des dividendes de la paix, la Suède, comme d’ailleurs d’autres pays d’Europe s’est rendue compte de l’obsolescence de sa flotte d’avions de transport tactique. Car les appareils quadriturbopropulseurs arborant la cocarde bleue avec les trois couronnes dorées ne sont pas de prime jeunesse. Le premier exemplaire a été livré aux alentours de mai 1969. Ainsi, quand ils seront officiellement retirés du service avec l’arrivée des Embraer C-390, les Hercules auront accumulé pas moins de 59 ans de bons et loyaux services -du moins pour le plus vieux de ces avions-.