Asie du Sud-Est : un marché en pleine transition pour les hélicoptères
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos

Leonardo
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos

Leonardo
Si le salon de Singapour fait la part belle aux avions commerciaux et autres jets, qu’ils soient civils ou militaires, il se pourrait bien que les hélicoptéristes remportent quelques contrats. Et ce, alors même que le salon Verticon, entièrement dédié aux voilures tournantes, s'ouvre le mois prochain (du 9 au 12 mars à Atlanta, Etats-Unis). Car le marché des hélicoptères de la région Apac (Asie-Pacifique, comprenant par extension l’Australie et la Nouvelle-Zélande) aborde l'année 2026 en tant que région structurellement diversifiée, positionnée entre les marchés émergents et les écosystèmes occidentaux matures. C’est ce que mentionne le distributeur Rotortrade dans son dernier rapport en date. La demande est moins influencée par les cycles macroéconomiques que par la maturité réglementaire, l'âge de la flotte et les capacités des opérateurs, qui varient considérablement d'un pays à l'autre. Dans toute la région, l'activité hélicoptère est largement motivée par le remplacement plutôt que par l'expansion, avec une large part d'appareils de plus de 20 ans.
Les opérateurs se concentrent de plus en plus sur l'harmonisation de la flotte, l'optimisation du cycle de vie et la facilité de maintenance, en particulier à mesure que les délais de livraison des fabricants d’équipements d’origine s'allongent et que les coûts d'exploitation augmentent. Outre cette dernière problématique, l’harmonisation des flottes explique peut-être pourquoi les marchés plus matures sur le plan opérationnel adoptent progressivement des appareils d'occasion. Sans grande surprise, l'Australie et la Nouvelle-Zélande représentent l'écosystème d'hélicoptères le plus mature de la région. Les opérateurs font preuve de solides compétences techniques, d'un comportement d'achat basé sur l'état des appareils et d'une forte acceptation des appareils d'occasion. De leur côté, les marchés en développement restent orientés vers des appareils neufs en raison de contraintes réglementaires, financières et/ou de capacité.