Série Métiers : ingénieure en procédés spéciaux chez Mecafi
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Maria Peloquin est ingénieure en procédés spéciaux chez Mecafi.
S. Frachet
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Maria Peloquin est ingénieure en procédés spéciaux chez Mecafi.
S. Frachet
II y a des chimistes dans l’aéro. Et même de plus en plus avec les composites et les procédés spéciaux, c’est à dire toutes les opérations de traitement de surface qui visent à donner certaines propriétés aux matériaux. Derrière ce terme de procédés spéciaux, on inclut le traitement thermique, le soudage, le sablage, le grenaillage et même la peinture. Chez Mecafi, tout cela entre dans les compétences de Maria Peloquin, 26 ans, chimiste de formation, spécialisée en matériaux, ingénieure en procédés spéciaux.
Actuellement, elle supervise le process de collage des aubes creuses et un tout nouveau procédé de soudage des bras titane du moteur CFM Leap de Safran et de General Electric Aviation. « Il s’agit d’une soudure par faisceau d’électron sous vide, qui ne laisse aucune trace, ni rebut », explique Maria Peloquin, dans un français parfait, matiné d’un léger accent qu’on peine à définir à la première écoute.
De Queretaro à Châtellerault
Peloquin, c’est un nom qui fleure bon le Poitou, où est installé cet équipementier des motoristes de l’aéronautique, qui connaît une croissance phénoménale dans le sillage de Safran. Et pourtant, la jeune femme a grandi à Queretaro, qui est le Toulouse mexicain. Née à Montréal, elle est canadienne par son père, lui-même descendant d’immigrés français. « Nous avons ensuite déménagé au Mexique, d’où venait ma mère », résume celle dont la maman est secrétaire, et le papa est prof de français, après avoir été enseignant en lycée technique au Québec.