Le spatial aux Emirats Arabes Unis : des ambitions et des moyens
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Créée il y a sept ans, l’Agence spatiale émiratie UAESA (United Arab Emirates Space Agency) avait notamment fait parler d’elle en 2017 avec son projet Mars 2117, qui visait à établir d’ici un siècle la première colonie humaine habitable sur Mars, et dont les conditions de vie seraient simulées dans une série de laboratoires, connus sous le nom de Mars Science City. Depuis, les Émirats Arabes Unis se sont illustrés par un certain nombre de réalisations beaucoup plus concrètes. Ainsi, leur plus grand coup d’éclat correspond certainement à l’envoi de la sonde Al-Amal (Espoir, en arabe), en juillet 2020 à l’aide d’un lanceur japonais H2A (cf. A&C n°2698), puis son insertion sur orbite martienne, en février dernier, faisant de l’Etat du golfe Persique la cinquième nation au monde à s'installer autour de la planète rouge, après les Etats-Unis, la Russie, l’Europe et l’Inde, et juste avant la Chine. Hazza al-Mansouri, le premier astronaute émirien, est également entré dans l'histoire en septembre 2019, lorsqu’il a rejoint la Station spatiale internationale à bord du vaisseau russe Soyouz MS-15, pour effectuer un séjour orbital d’une semaine (cf. A&C n°2658). En avril dernier, deux nouveaux candidats sont venus doubler l’effectif du corps des astronautes du Centre spatial MBSRC (Mohammed Bin Rashid Space Centre), avec l’arrivée notamment d’une jeune ingénieure en mécanique, Nora Al Matrooshi, potentielle première femme arabe dans l’espace.