• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Partenaires

Retour sur La Tribune
Défense et aérospatial

Une du journal Air&Cosmos

Dernière édition

Logo Air&Cosmos
  • Stratégies
  • Innovation & technologies
  • Aviation civile
  • Défense
  • Espace
Logo Air&Cosmos
  • Stratégies
  • Innovation & technologies
  • Aviation civile
  • Défense
  • Espace

Sélectionnez votre région

Logo Air&Cosmos

RECHERCHER

Loupe

DA
Défense & Aérospatiale
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
LT
La Tribune
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Entreprises & marchés
  • Institutions
  • Stratégie industrielle & Supply Chain
  • IA & Technologies avancées
  • Programmes
  • Recherche aéronautique
  • Aviation décarbonée
  • Drones & mobilité aérienne avancée
  • Compagnies aériennes
  • Aéroports et contrôle aérien
  • MRO
  • Aviation légère et d'affaires
  • Armées & opérations
  • Aéronefs
  • Drones & équipements militaires
  • MCO
  • Sciences & exploration
  • Lanceurs
  • Vols habités
  • Satellites & applications
  • Défense spatiale

Kiosque numériqueNewsletters
La TribuneLa Tribune DimancheLa Tribune Afrique
PartenairesÉvénements
Air & CosmosStratégiesEntreprises & marchés

Air&Jobs : Interview métier- fraiseur chez Estève

Photo de Antoine Gardelle

Antoine Gardelle

Publié le 07 avril 2022 à 05:00

Hebdomadaire

N2979 ● 17 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Dernière minute

  • 11:11
    Farnborough : Riyadh Air continue de multiplier les commandes chez Airbus et Boeing
  • 11:00
    Farnborough : entrée en fanfare pour Boeing avec une méga-commande pour un loueur japonais
  • 07:10
    Farnborough : Londres lance l’hybridation débridée de ses forces armées
  • 06:11
    Il y a 50 ans, Viking 1 tente de répondre à la question de la vie sur Mars
  • 05:00
    Portrait : capitaine Geoffrey

Les plus lus

  • 1

    L'horizon s'éclaircit pour l'A400M

  • 2

    Farnborough : entrée en fanfare pour Boeing avec une méga-commande pour un loueur japonais

  • 3

    Livraisons : Croissance à deux chiffres pour Airbus et Boeing

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

Facebook
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Partenaires
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
S’il y a bien un métier qui ne souffre pas d’une baisse de la demande, c’est bien celui de fraiseur. Julien Reina peut en témoigner. A 28 ans, il a eu le luxe d’avoir le choix de travailler pour plusieurs entreprises. Nous allons dévouvrir le métier de fraiseur aéronautique avec Julien Reina.

BIO EXPRESS :

Age : 28 ans
Formation : bac STI Génie Mécanique puis BTS Industrialisation des produits mécaniques avec qualification tourneur-fraiseur, au lycée Jean Moulin à Béziers
Entrée chez Estève : juin 2015

Usiner des pièces parfois complexes

Il travaille dans l’atelier 37,5 heures par semaine, en deux-huit : une semaine de 13h à 21h, la semaine suivante de 5h à 13h. Une journée type ? « A mon arrivée, mon binôme me transmet les consignes. Je pars sur de nouvelles pièces qui sont déjà passées par la phase du tournage : je dois donc les usiner. Je regarde le plan d’usinage sur papier : je vais choisir les bons outillages, je règle la machine, j’y place la pièce, je l’usine puis je la contrôle. Si elle est conforme, je continue la série de pièces. Sinon, il faut corriger le réglage. ». Chez Estève, les séries vont de 5 à 100 pièces en moyenne. Impossible de donner le nombre de pièces traitées : tout dépend de la pièce, de sa taille, de sa matière, de sa complexité. De temps en temps, Estève doit usiner des pièces en provenance de la société sœur Fusia, qui les fabrique à l’aide d’imprimantes 3D.

« Ces pièces sont plus compliquées à usiner, commente le fraiseur. Il y a beaucoup de support à enlever, la programmation est plus complexe et nous n’avons pas droit à l’erreur. » Parfois, il faut passer deux semaines sur la même pièce. Sur écran, il peut s’aider d’images en 3D qui lui permettent de visualiser les cotes qui ne sont pas sur le plan, et ainsi choisir le bon outillage par exemple. Ce que Julien Reina a appris à travers ses diverses expériences professionnelles, c’est que la production en série, « appuyer sur un bouton bêtement en continu », ce n’est pas pour lui. Etre fraiseur chez Estève, ce n’est pas un travail de robot. C’est une activité qui demande de la réflexion et de la rigueur. Et c’est d’ailleurs ce qu’apprécie notre fraiseur. « J’aime la complexité des pièces, comme les pièces issues de la fabrication additive ou bien celles que je dois programmer en cinq axes. Même si parfois, on galère sur une pièce ! Cela prend du temps, c’est un challenge personnel. »

Être manuel et aimer les machines

Pour exercer ce métier, un critère essentiel : être manuel. « Sur la machine dédiée aux prototypes, nous avons beaucoup de bricoles à faire, régler tous les outillages, chercher la matière pour fabriquer ces derniers, argumente-t-il. Il faut aimer le contact avec la matière. » Il faut aussi apprécier travailler sur une machine, dans une sorte de duo inséparable et complémentaire.

Un aspect négatif de ce métier ? Julien Reina en reconnaît un. « C’est parfois fatigant. Quand je me retrouve tout seul à 16h, sur mon pôle fraisage, à devoir lancer plusieurs machines… Mais c’est une bonne fatigue. J’aime quand ça pulse » ! Le fait également de ne pas toujours savoir dans quel endroit de l’avion la pièce qu’il usine sera à terme intégrée… cela peut être frustrant. Le futur, Julien Reina le voit dans une perspective de management et de logistique.

Newsletter

La Lettre Quotidienne

Entrez chaque jour au coeur des enjeux de l'aéronautique, de la défense et du spatial avec l'expertise de la rédaction et suivez les actualités structurantes de ces secteurs stratégiques.

Illustration de la newsletter La Lettre Quotidienne

Pourquoi pas, à terme, gérer une équipe dans l’atelier. « On peut être fraiseur toute sa vie, confie-t-il. Moi je ne suis pas fait pour faire la même chose toute ma vie. Je voudrais évoluer dans ce cœur de métier. » Dans le secteur aéronautique, il a aussi apprécié le segment des outillages, à l’époque où il travaillait chez Dedienne Aerospace. A l’inverse des pièces qui se retrouveront un jour à voler, il peut y avoir moins de contraintes dans l’usinage.

Quant à la taille de l’entreprise, c’est la PME qui remporte son adhésion. Pour son ambiance familiale, et l’impact que chaque salarié peut avoir sur la structure qui l’emploie. « On est davantage écoutés pour faire évoluer des choses même si on est jeune », reconnaît-il. « C’est un métier qui me passionne, conclut Julien Reina. Je suis conscient d’être sur un bon créneau. J’aurai tout le temps du travail. Je ne suis pas inquiet sur mon futur professionnel ! ».

Antoine Gardelle

Sur le même sujet

Riyadh Air a inauguré sa liaison vers Londres en juin 2026.

Farnborough : Riyadh Air continue de multiplier les commandes chez Airbus et Boeing

Déjà prise d’une frénésie d’achat avant même de débuter ses opérations, Riyadh Air poursuit ses commandes d’avions long-courriers à tout va dès l’ouverture du salon aéronautique de Farnborough.

Premium
Compagnies aériennes
Aviation Capital commande 100 Boeing 737 MAX

Farnborough : entrée en fanfare pour Boeing avec une méga-commande pour un loueur japonais

Au premier jour du salon Aéronautique de Farnborough au Royaume-Uni, Boeing a dégainé une grosse commande de 100 Boeing 737 MAX pour le compte de SMBC Aviation Capital. Une belle entrée en matière.

Aviation civile
hybridation débridée des forces armées au Royaume-Uni

Farnborough : Londres lance l’hybridation débridée de ses forces armées

Le Royaume-Uni enclenche une augmentation significative de ses dépenses de défense jusqu’en 2030. À l’instar de Berlin, Londres va fortement miser sur la dronisation de ses forces armées avec cinq milliards de livres investis sur les quatre prochaines années.

Premium
Stratégies
Ici, Mars !

Il y a 50 ans, Viking 1 tente de répondre à la question de la vie sur Mars

En pleine Guerre froide, Soviétiques et Américains s’affrontent « à coups de sondes spatiales » pour être le premier à atteindre, voire se poser sur d’autres mondes. La planète Mars était l’un d’eux.

Espace
Capitaine Geoffrey, commandant de l'Equipe de voltige de l'armée de l'Air et de l'Espace.

Portrait : capitaine Geoffrey

Un rêve de voltige

Premium
Défense
Inauguration de la seconde ligne d'assemblage de la famille A320 à Toulouse.

Livraisons : Croissance à deux chiffres pour Airbus et Boeing

En dépit de trajectoires différentes, les deux géants de l’aéronautique mondiale accélèrent leurs cadences de production. Si le constructeur américain avance prudemment, son concurrent européen a fait un vrai bond en avant à partir du printemps.

Premium
Stratégie industrielle
Vikram 1 sur son pas de tir

Jour historique en Inde avec le vol inaugural du premier lanceur du New Space

Ce samedi 18 juillet, la start-up indienne Skyroot Aerospace a réussi le vol inaugural de son microlanceur Vikram-1. La première fusée 100 % privée du pays ouvre la voie à une nouvelle ère.

Espace
Reid Wiseman et Christina Koch à Turin

L’équipage de la mission Artemis 2 en tournée européenne

Chaque fin de semaine, une image qui a fait l’actualité ou retenu notre attention. Cette semaine, l’équipage de la mission cislunaire Artemis 2 a effectué une « tournée européenne de reconnaissance », visitant plusieurs sites clés dans la construction du module de service ESM de leur vaisseau.

Premium
Espace