Farnborough Airshow 2022 : la filière civile sort bancale de la crise
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A moins de plusieurs coups de théâtre, le prochain Salon de Farnborough, qui ouvrira ses portes le 18 juillet, donnera lieu à un nouveau festival de commandes d'avions commerciaux. Un « ruissellement » dont l'ampleur dépassera même celui observé lors du Salon de Dubaï en novembre 2021 (cf. Air & Cosmos n° 2758). Pas moins de 500 ventes avaient été alors enregistrées, tous modèles confondus, avec certes une partie en lettres d'intention et de protocoles d'accord mais tous transformés en contrats fermes les semaines et mois suivants.
De l'avis de tous les acteurs de la filière, cette avalanche de commandes à Dubaï marquait un tournant après deux années d'une crise brutale qui s'est traduite par la chute des livraisons d'avions et un très net ralentissement des commandes avec son lot d'annulations dont Boeing a essentiellement fait les frais puisque les années 2020 et 2021 sont des « années blanches » pour le constructeur américain dont le bilan est en nombre de ventes nettes est de seulement huit unités (cf. graphe ci-contre).
Pour autant, et avec le recul, les années 2020 et 2021 sont très loin d'avoir été désastreuses au regard de l'ampleur de la crise créée par la pandémie. Airbus et Boeing ont globalement enregistré pas moins de 2 247 ventes brutes sur cette période, grâce aux investissements portés par les transporteurs nord-américains et européens. Sans oublier les loueurs d'avions qui ont joué un rôle non négligeable en soutien, offrant aux compagnies aériennes une souplesse contractuelle et financière précieuse en ces temps de liquidités.