Thales performe et c’est parti pour durer
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Thales.
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Cela pourrait apparaître comme une contre-performance : le niveau de commandes de Thales a stagné entre les deux derniers exercices. Ça l’ait beaucoup moins lorsque l’on sait que le groupe avait réalisé une année commerciale historique en 2024 et qu’il réitère donc la performance en 2025. Patrice Caine, PDG de Thales, ne s’est pas privé de le souligner à l’occasion de la présentation des résultats, ce mercredi 3 février.
« Les prises de commandes dépassent le seuil de 25 milliards d’euros pour la deuxième année consécutive, un record pour le groupe, qui atteste d’une forte dynamique commerciale, de l’excellence de notre portefeuille de produits et solutions ainsi que de la confiance de nos clients et partenaires », s’est-il ainsi réjoui.
La défense en pointe
C’est la branche Défense qui s’est montrée la plus active, et de loin. Avec 15 Md€ de commandes engrangées, elle progresse de 3 % sur un an, et relègue loin derrière les activités Aérospatial (-5 % à 6 Md€) et Cyber & Digital (-4 % à un peu moins de 4M€). Elle a notamment bénéficié d’une commande géante de la part du Royaume-Uni pour la livraison de 5 000 missiles de défense anti-aérienne LMM, pour un montant qui dépasserait le milliard d’euros. Cela n’a pas empêché les prises de commandes de reculer fortement au Royaume-Uni comme en France, mais le reste de l’Europe a largement compensé ce repli sur les marchés domestiques. Ce sont d’ailleurs les marchés matures qui se sont montrés les plus dynamiques, avec l’Amérique du Nord et l’Océanie en sus du Vieux Continent. En revanche, les marchés émergents ont reculé sous l’effet d’une chute des commandes au Proche et Moyen-Orient.