• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Partenaires

Retour sur La Tribune
Défense et aérospatial

Une du journal Air&Cosmos

Dernière édition

Logo Air&Cosmos
  • Stratégies
  • Innovation & technologies
  • Aviation civile
  • Défense
  • Espace
Logo Air&Cosmos
  • Stratégies
  • Innovation & technologies
  • Aviation civile
  • Défense
  • Espace

Sélectionnez votre région

Logo Air&Cosmos

RECHERCHER

Loupe

DA
Défense & Aérospatiale
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
LT
La Tribune
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Entreprises & marchés
  • Institutions
  • Stratégie industrielle & Supply Chain
  • IA & Technologies avancées
  • Programmes
  • Recherche aéronautique
  • Aviation décarbonée
  • Drones & mobilité aérienne avancée
  • Compagnies aériennes
  • Aéroports et contrôle aérien
  • MRO
  • Aviation légère et d'affaires
  • Armées & opérations
  • Aéronefs
  • Drones & équipements militaires
  • MCO
  • Sciences & exploration
  • Lanceurs
  • Vols habités
  • Satellites & applications
  • Défense spatiale

Kiosque numériqueNewsletters
La TribuneLa Tribune DimancheLa Tribune Afrique
PartenairesÉvénements
Air & CosmosAviation civile

Aéroports régionaux : les low cost font la pluie et le beau temps

Photo de Jean-Baptiste HEGUY

Jean-Baptiste HEGUY

Publié le 08 avril 2026 à 12:11

69d65f02b9fa3

Media DR

Hebdomadaire

N2979 ● 17 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Dernière minute

  • 05:00
    Portrait : capitaine Geoffrey
  • 10:00
    Livraisons : Croissance à deux chiffres pour Airbus et Boeing
  • 08:00
    Jour historique en Inde avec le vol inaugural du premier lanceur du New Space
  • 05:00
    L’équipage de la mission Artemis 2 en tournée européenne
  • 17:02
    Macron et Merz cherchent un nouveau souffle pour la coopération franco-allemande

Les plus lus

  • 1

    L'horizon s'éclaircit pour l'A400M

  • 2

    Incendies : l’armée de l’Air testera l’A400M en bombardier d’eau la semaine prochaine

  • 3

    Livraisons : Croissance à deux chiffres pour Airbus et Boeing

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

Facebook
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Partenaires
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Les compagnies à bas coûts réalisent en 2025 la majorité du trafic de tous les types d’aéroports de province français. Mais l’apport du trafic low cost peut-être à double tranchant, car ces transporteurs n’hésitent pas à fermer des bases pour protester contre les hausses de taxes.

En 2025, le trafic low cost a poursuivi sa progression et représente à présent 44,7 % du trafic de France métropolitaine (et 63,3 % hors Paris CDG), en progression de près de dix points par rapport à 2019. « Si on remonte à l’année 2015, on voit que la croissance est encore plus impressionnante puisque la part des compagnies low cost dans le trafic aérien français était seulement de 28,1% il y a dix ans », explique Clara Henné, économiste-statisticienne à l’UAF.

Le trafic low cost partout majoritaire dans les territoires

Le secteur low cost a totalisé plus de 88 millions de passagers en 2025 et dépasse très largement son niveau d'avant-crise, avec une croissance de 25,1 % par rapport à 2019, tandis que le trafic traditionnel demeure en retrait, affichant une baisse de 16,2 % sur la même période. En 2025, le trafic des compagnies low cost a représenté un total de 35 % de l’ensemble des mouvements commerciaux. Et même à l’aéroport de Paris-Orly, la part de trafic des compagnies à bas coûts a bondi à 66 % en 2025 (contre 40 % en 2019). Le trafic low cost représente désormais 62,2 % du trafic des grands aéroports régionaux (ndlr : trafic supérieur à 5 millions de passagers annuels selon la nomenclature de l'UAF). Dans les aéroports régionaux (trafic compris entre 1 et 5 millions de passagers), cette part atteint 59,7 %. Le secteur low cost est par ailleurs largement dominant dans les aéroports de proximité, où il représente 66 % du trafic total, plaçant ces plateformes dans une forte dépendance vis-à-vis des compagnies à bas coûts. En six ans, la part du trafic low cost a augmenté dans l’ensemble des aéroports régionaux, sauf à Bâle-Mulhouse (où il représente quand même 65 % du trafic de la plateforme tri-nationale) et à Bastia, à cause notamment du poids important des OSP.

Si on observe l’évolution de la part du trafic low cost par aéroport entre 2019 et 2025, la plus forte augmentation de ce type de trafic est logiquement à mettre à l’actif de la plateforme picarde de Beauvais-Tillé qui est toujours spécialisé sur ce trafic. La part du trafic low cost a augmenté à Beauvais de 1,8 % entre 2024 et 2025, et a bondi de 67,7 % par rapport à 2019. A Marseille-Provence, qui historiquement a toujours été très lié au trafic des compagnies à bas coûts, cette part de trafic s’est très fortement accrue de 63,3 % entre 2019 et 2025, même si la plateforme marseillaise a vu ce type de trafic légèrement reculer de 1,5 % par rapport à 2024. En revanche, les deux aéroports de Bordeaux-Mérignac et de Toulouse-Blagnac ont subi des revers importants concernant ce type de trafic. Le trafic low cost a baissé de 2,7 % à Toulouse en 2025 sur un an, mais de 9,5 % par rapport à 2019. A Bordeaux, cette chute est encore plus importante puisque la plateforme accuse une baisse de 16,3 % en 2025 vs 2024, et un fort recul de 14,9 % par rapport à 2019. Rappelons que l’aéroport de Bordeaux a du subir en 2024 la fermeture de la base de Ryanair, ce qui a substantiellement amputé son trafic global. 

Le club des « 70 % » augmente

En revanche, il se trouve des aéroports régionaux qui ont vu leur trafic être littéralement dopé par l’arrivée des transporteurs low cost. « Si on observe les performances de l’aéroport de Rodez-Aveyron, la plateforme a vu son trafic augmenter de 127,1% par rapport à 2024, et de 114,3% par rapport à 2019 », précise Clara Henné, économiste-statisticienne pour l’UAF. « L’aéroport a en effet gagné une nouvelle desserte exploitée en OSP (ndlr : desserte subventionnée en « obligation de service public ») que Volotea a ouvert vers Orly. Et la compagnie espagnole en a profité pour ouvrir d’autres lignes vers la Corse, Porto, Lille et Strasbourg. Et Ryanair y a aussi eu une bonne activité en 2025 », poursuit-elle. A noter que Rodez-Aveyron a dépassé en 2025 la plateforme de Beauvais-Tillé, en tête des aéroports régionaux dont la part du trafic low cost représente plus de 70 % du trafic total. Elle a atteint ainsi 99,99 % en 2025, contre 99,95 % à Beauvais-Tillé. « Cette catégorie particulière d’aéroport a fortement gonflé depuis 2019. En 2025, il y avait dix-neuf aéroports de ce type, contre seulement onze en 2019. Il faut aussi préciser qu’en 2025 cinq aéroports avait un trafic low cost à plus de 99% : Rodez, Beauvais, Carcassonne, Béziers et Nîmes », ajoute encore Clara Henné.

Jean-Baptiste HEGUY

Sur le même sujet

Capitaine Geoffrey, commandant de l'Equipe de voltige de l'armée de l'Air et de l'Espace.

Portrait : capitaine Geoffrey

Un rêve de voltige

Premium
Défense
Inauguration de la seconde ligne d'assemblage de la famille A320 à Toulouse.

Livraisons : Croissance à deux chiffres pour Airbus et Boeing

En dépit de trajectoires différentes, les deux géants de l’aéronautique mondiale accélèrent leurs cadences de production. Si le constructeur américain avance prudemment, son concurrent européen a fait un vrai bond en avant à partir du printemps.

Premium
Stratégie industrielle
Vikram 1 sur son pas de tir

Jour historique en Inde avec le vol inaugural du premier lanceur du New Space

Ce samedi 18 juillet, la start-up indienne Skyroot Aerospace a réussi le vol inaugural de son microlanceur Vikram-1. La première fusée 100 % privée du pays ouvre la voie à une nouvelle ère.

Espace
Reid Wiseman et Christina Koch à Turin

L’équipage de la mission Artemis 2 en tournée européenne

Chaque fin de semaine, une image qui a fait l’actualité ou retenu notre attention. Cette semaine, l’équipage de la mission cislunaire Artemis 2 a effectué une « tournée européenne de reconnaissance », visitant plusieurs sites clés dans la construction du module de service ESM de leur vaisseau.

Premium
Espace
La coopération franco-allemande est à la croisée des chemins.

Macron et Merz cherchent un nouveau souffle pour la coopération franco-allemande

Alors que les relations entre la France et l’Allemagne en matière de défense sont en pleine zone de turbulence, les dirigeants des deux pays cherchent à (se) rassurer sur la solidité du lien entre les deux pays. Et se projettent dans l’après-Scaf.

Premium
Stratégies
Photo d'illustration de l'article

Trafic semestriel : l’impact du conflit en Iran contraint le groupe ADP à réviser ses prévisions de trafic

Compte tenu du trafic enregistré au premier semestre 2026, le groupe ADP envisage une hypothèse de croissance du trafic à Paris, attendue autour de 0,5% sur l’ensemble de l’année (contre une croissance annuelle comprise entre 1,5% et 2,5% envisagée précédemment).

Premium
Aéroports et contrôle aérien
EES Exemple kiosque

EES : Chronique d’une réforme européenne très mal embarquée

Devant les files d’attente qui s’allongent dans plusieurs aéroports européens, la Commission européenne se voit contrainte à plus de souplesse sur le contrôle renforcé aux frontières de l'Union. Elle pourrait ainsi prolonger la période dérogatoire pour la pleine application du nouveau système, mais elle ne veut pas entendre parler de suspension pour autant.

Premium
Aviation civile
Sébastien Lecornu presse pour un usage le plus rapide de l’A400M comme bombardier d'eau.

Incendies : l’armée de l’Air testera l’A400M en bombardier d’eau la semaine prochaine

Le centre d’expertise aérienne militaire (CEAM) est à la manœuvre avec des navigants de la sécurité civile. Le Premier ministre suit le dossier de près, via la cellule interministérielle de crise.

Premium
Innovation & technologies