"Nous allons regarder le Boeing 737 MAX de très près"

Patrick Ky vient d'être renommé pour cinq ans à la tête de l'AESA.
AESA/EASA

Patrick Ky vient d'être renommé pour cinq ans à la tête de l'AESA.
AESA/EASA
Air & Cosmos revient, dans son numéro n° 2636 qui sera en kiosque le 12 avril, sur l'accident du Boeing 737 MAX d'Ethiopian en s'appuyant sur le rapport préliminaire publié par les autorités éthiopiennes. Le facteur déclencheur commun avec celui de l'accident du Boeing 737 MAX de Lion Air est une sonde défaillante. Les causes de ces dysfonctionnements de capteurs d'un accident à l'autre sont différentes. Pour autant, dans un cas comme dans l'autre, le MCAS apparaît comme un facteur aggravant dans la chaîne des évènements qui ont conduit aux deux catastrophes. Interrogé sur les enjeux des deux accidents pour l'EASA ou AESA, Patrick Ky, le directeur exécutif de l'Agence, indique que la remise en service commercial du Boeing 737 MAX "risque d'être compliquée si les analyses en cours mènent à des décisions différentes en termes de remise en service, ce qui est possible....Nous essayons de voir avec la FAA comment faire cela ensemble, mais un décalage n'est pas impossible". De son côté, la banque JP Morgan estime à 1 Md$ le montant que brûlera Boeing en trésorerie ou en liquidités chaque mois passé sans livraison de 737 MAX. Et le scénario de JP Morgan ne table pas sur un retour en service commercial des 737 MAX avant le mois d'août, au plus tôt, et en novembre, au plus tard.