Air France-KLM : la prise de participation des Pays-Bas relance les tensions
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De manière très inattendue, le gouvernement des Pays-Bas a annoncé le 27 février qu'il avait pris une participation de 12,68% dans le capital d'Air France-KLM, avec la volonté affichée d'éventuellement monter jusqu'à 14,3% dans le groupe aérien, pour égaler la part de capital détenue par l'Etat français.
Suite à cette annonce, Bruno Le Maire, ministre français de l'Economie a fait par de son irritation en regrettant que l'opération ait été faite "sans information du conseil d'administration du groupe, ni du gouvernement français".
C'est aussi une manière pour le gouvernement néerlandais d'avoir un droit de regard plus important sur les décisions concernant KLM, émanant de la direction d'Air France-KLM. Cela relance aussi des tensions au niveau de la gouvernance du groupe que l'on croyait apaisées, depuis qu'il avait été annoncé que Benjamin Smith, directeur général d'Air France-KLM, allait faire son entrée au conseil de surveillance de KLM, tandis que Pieter Elbers de son côté était nommé directeur général adjoint d'Air France-KLM, cumulant cette nouvelle fonction avec celle de président du directoire de KLM.