Le nouveau président d'Air France/KLM, Jean-Marc Janaillac, hérite d'une compagnie aérienne toujours très fragile. Certes, le groupe franco-néerlandais a réussi l'année dernière à dégager ses premiers bénéfices après six années consécutives de pertes. Il était plus que temps. Pour autant, les marges dégagées sur l'exercice 2015, soit un bénéfice d'exploitation de 816 M€, sont très inférieures à celles réalisées par les deux autres poids lourds européens : Lufthansa et IAG (qui regroupe British Airways, Iberia, Aer Lingus).