L'aéroport de Marseille met le cap sur 2025

Grâce au projet "Coeur d'Aéroport", le trafic de Marseille Provence devrait atteindre 12 millions de passagers en 2025.
Aeroport de Marseille

Grâce au projet "Coeur d'Aéroport", le trafic de Marseille Provence devrait atteindre 12 millions de passagers en 2025.
Aeroport de Marseille
Marseille-Provence a tracé ses lignes directrices pour les 10 prochaines années. L'aéroport vient d'annoncer, le 8 février, que son conseil de surveillance venait de valider le plan stratégique « Cap 2025 ». Dévoilé en janvier dernier, il fixe un objectif de 11 millions de passagers en 2025, avec une rénovation et l'extension des infrastructures, le développement du trafic long-courrier ou encore le renforcement de l'accessibilité de la plateforme...
Le plan Cap 2025 prévoit une série de chantiers de plus ou moins grande ampleur, qui s'étaleront jusqu'en 2023. Certains d'entre eux ont d'ailleurs déjà été engagés en 2015. C'est le cas de la refonte de la voirie et du parvis de l'aéroport, ainsi que la modernisation des parkings, qui doivent s'achever en 2017. Ces travaux seront complétés par la création d'une nouvelle gare routière au Nord-Ouest des terminaux (2016-2017). Sa liaison à la gare SNCF de Vitrolles – Aéroport sera aussi rénovée entre 2017 et 2018.
C'est à cette date que Marseille-Provence s'attaquera au développement de ces infrastructures aéronautiques. Cela débutera avec une nouvelle extension de l'aérogare mp2, dédié au trafic low cost (2018-2020). Un cœur d'aérogare de 15 000 m2 sera ensuite construit entre 2019 et 2021, pour relier le Hall 1 aux Hall 3 et 4. Enfin, une jetée d'embarquement internationale de 20 000 m2 verra le jour (2022-2023).
Pierre Régis, président du Directoire de l'aéroport, explique que pas moins de 205 M€ seront ainsi investis « dans l’extension des aérogares et des aires aéronautiques de mp1 et mp2, augmentant ainsi les capacités de 35 000 m2. » Le cœur d'aérogare et la jetée d'embarquement devraient coûter 90 M€ chacun. Ces projets sont conçus de manière à anticiper les évolutions européennes de sécurité aéronautique.
En parallèle, Marseille-Provence veut développer ses « relais de croissance extra-aéronautiques » en misant notamment sur les nouvelles technologies. L'accent sera aussi mis sur la qualité de service avec plusieurs axes de travail. Et l'aéroport veut renforcer sa démarche de développement durable. Une centrale d'énergie sera bâtie d'ici 2018 afin de faire baisser les émissions de gaz à effet de serre.
Avoir des infrastructures ne suffit pas. Pour les remplir, Marseille-Provence mise sur une croissance de son trafic international. Son offre sera renforcée sur l'Europe et les grands hubs internationaux, avec un objectif de 15 métropoles reliées par un vol direct au départ de la plateforme et 700 000 passagers long-courriers par an.