Lufthansa reçoit le premier Airbus A320neo

Robert Leduc (Pratt & Whitney), Carsten Spohr (Lufthansa) et Fabrice Brégier (Airbus) fêtent la livraison du premier A320neo à la compagnie allemande Lufthansa.
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Robert Leduc (Pratt & Whitney), Carsten Spohr (Lufthansa) et Fabrice Brégier (Airbus) fêtent la livraison du premier A320neo à la compagnie allemande Lufthansa.
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Entre Airbus et Lufthansa, c'est décidément le grand amour. Le 20 janvier, la compagnie allemande est devenue l'heureux client de lancement du dernier-né du constructeur européen : l'A320neo. L'avion lui a été remis au cours d'une cérémonie relativement discrète au centre de livraisons de Hambourg (Allemagne). Les dirigeants des principaux partenaires du programme y étaient conviés, à l'instar de Robert Leduc, nouveau président de Pratt & Whitney.
Fabrice Brégier, président-directeur général d'Airbus, a salué « un événement majeur », ainsi qu'une « une nouvelle avancée qui traduit notre engagement à soutenir l'objectif de l'industrie pour une aviation durable. » Il a également souligné l'importance du groupe Lufthansa, principal opérateur des avions européens, avec pas moins de 582 Airbus commandés au cours de son histoire – dont 71 A320neo et 45 A321neo.
Si cet évènement est une bonne nouvelle pour Airbus, force est de constater que l'avionneur a raté de quelques semaines son pari de livrer le premier exemplaire d'A320neo avant la fin de l'année 2015. Il faut dire qu'Airbus disposait d'un calendrier serré depuis sa décision d'avancer d'un an la date d'entrée en service de l'avion.
Celui-ci n'a en effet été certifié conjointement par l'Agence européenne pour la sécurité aérienne (EASA) et de l'Administration fédérale de l'aviation américaine (FAA) que le 24 novembre dernier – dans sa version équipée de moteurs Pratt & Whitney PurePower PW1100G-JM.
Cela a néanmoins permis à l'A320neo de prendre une avance confortable sur son concurrent direct, le 737 MAX de Boeing. Avec environ 4 500 exemplaires commandés par près 80 clients depuis le lancement du programme en 2010, Airbus revendique 60% du marché. De quoi assurer quelques années de production...