
Portrait : capitaine Geoffrey
Un rêve de voltige
C'est à croire que la géographie de l'Océanie, composée de près de 30 000 îles, est un terreau favorable à ATR. Le constructeur franco-italien vient d'annoncer coup sur coup, le 5 novembre, une commande de la part d'Air New Zealand et la livraison du premier ATR 72-600 « Combi » à la compagnie papouasienne PNG Air.
Après une première commande de sept appareils en 2011, et autant d'options converties les années suivantes (qui restent à livrer), Air New Zealand va doubler son nombre d'ATR 72-600 d'ici 2020. La compagnie néo-zélandaise vient de signer un contrat ferme pour quinze exemplaires supplémentaires. Le contrat est évalué à 375 M$.
Si elle n'a pour l'instant que sept ATR 72-600 en flotte, Air New Zealand est appelée à devenir la troisième flotte mondiale d'ici cinq ans. Elle exploitera alors 29 appareils. Les avions seront configurés avec une cabine de 68 sièges. Ils viendront progressivement remplacer les onze ATR 72-500, avant d'offrir des perspectives de croissance à la compagnie.
Avec PNG Air, ATR célèbre non seulement l'arrivée d'un nouvel opérateur mais aussi l'entrée en service d'une nouvelle version. Le Combi offre un espace dédié au fret placé en avant de la cabine passagers. Il permet de doubler le volume dédié au cargo à 19 m3. En contrepartie, la cabine passagers est réduite à 44 sièges.
PNG Air a commandé sept ATR 72-600 Combi en 2014, dont six en pleine propriété. Les exemplaires restants seront livrés d'ici 2017. La compagnie de Papouasie Nouvelle-Guinée dispose aussi d'options pour 14 avions supplémentaires.
Il s'agit en tout cas de bonnes nouvelles pour le constructeur qui avait avoué connaître une année relativement dure comparée aux précédentes. Patrick de Castelbajac, président exécutif d'ATR, avait ainsi annoncé en octobre dernier que la production serait stabilisée à 90 avions par an pour 2015 et 2016. Il avait initialement prévu de monter à 100 appareils en 2016.