CSeries : le programme de certification est achevé à 90 %

Le premier CSeries, un CS100, sera livré à Swiss au premier semestre 2016.
Bombardier

Le premier CSeries, un CS100, sera livré à Swiss au premier semestre 2016.
Bombardier
Bombardier n'a plus aucun doute à ce sujet : le CSeries sera bel et bien certifié d'ici la fin de l'année. Le constructeur canadien a annoncé, le 14 octobre, que son bimoteur régional avait désormais achevé 90 % de son programme de certification. A l'occasion de l'assemblée générale de l'Association des compagnies régionales européennes (ERA), Ross Mitchell, vice-président en charge de la commercialisation de Bombardier Avions commerciaux BCA, a ainsi pu déclaré que tous les tests majeurs avaient été accomplis et que tous les risques avaient été levés. Pour y arriver, les cinq prototypes ont cumulé plus de 3 000 heures de vol.
« Nous nous apprêtons à confirmer que l'avion CS100 est prêt à être exploité par Swiss » s'est réjouit Fred Cromer, président de BCA. Avant ça, les équipes du programme ont encore un peu de pain sur la planche. Elles vont désormais se concentrer sur les problèmes ayant trait à la vie opérationnelle de l'aviation, ainsi que sur l'amélioration de la maturité et de la fiabilité de l'appareil.
Lors de ces essais, Bombardier va s'astreindre à reproduire le plus fidèlement possible ce que seraient les conditions d'exploitation d'un avion au sein d'une véritable compagnie. Comme l'expliqué Rob Dewar, vice-président du programme CSeries, « le CS100 sera opéré selon un horaire de vols similaire à celui des sociétés aériennes commerciales sur des aéroports clés en Amérique du Nord. Ces essais de fonctionnalité et de fiabilité incluront les performances sur piste, les atterrissages et les demi-tours à l'aéroport, ainsi que les opérations au sol - le tout pour préparer l'avion CS100 à son exploitation par Swiss à la première moitié de 2016. »
Ross Mitchell espère enfin que la certification et l'entrée en service de l'appareil – au premier semestre 2016 – permettront de faire redécoller les ventes. Bombardier tablait sur 300 commandes fermes pour les débuts opérationnels de son avion. Pour l'instant, il n'en cumule que 243, ainsi que des engagements pour 360 avions supplémentaires.