C'est dans une ambiance très cérémonielle mais somme toute assez sobre que le Falcon 5X a fait sa sortie d'usine (rollout), le mardi 2 juin. L'évènement s'est déroulé dans les installations de Dassault Aviation sur le site de Bordeaux-Mérignac. Plusieurs centaines d'invités, parmi lesquels se mêlaient clients, opérateurs et partenaires industriels, étaient réunis pour voir pour la première fois le biréacteur d'affaires. Le prochain rendez-vous est fixé cet été pour le vol inaugural.
La cérémonie s'est ouverte par un jeu de lumière et de miroirs exécuté par une douzaine de danseurs. Ils ont ensuite laissé la place à Eric Trappier, P-DG de Dassault Aviation, qui s'est chargé de présenter le nouvel appareil : « c'est un véritable membre de la famille Falcon, la même élégance, la même silhouette léchée. » Pour le patron du constructeur français, le Falcon 5X est surtout un « game changer », avec sa section de fuselage décrite comme « la plus large des avions d'affaires long-courrier. »
Avec 1,98 m du plancher au plafond et 2,18 m de large au niveau du plancher, le Falcon 5X remet en cause la suprématie du Gulfstream G650 en la matière. Il offre d'ailleurs le plus important volume en cabine de la gamme Falcon (50 m3) malgré un fuselage plus court que les Falcon 7X et 8X (11,79 m contre 11,91 m et 13 m respectivement).
Le Falcon 5X, s'il est un avion du segment très haut de gamme, ne se positionne pas sur l'ultra longue autonomie comme les Falcon 7X et 8X ou le G650. Il dispose ainsi d'une autonomie de 9 630 km, qu'il peut franchir à la vitesse de Mach 0,80 avec 8 passagers et trois membres d'équipage à bord.
Il doit désormais démontrer ses capacités lors de la phase d'essais en vol. Celle-ci devrait débuter sous peu, avec un premier vol annoncé cet été. Le premier prototype sera rejoint par deux autres appareils. Environ 2500 heures de vol devraient ainsi être cumulées.
La certification du Falcon 5X est attendue fin 2016 pour une entrée en service en 2017. Pour l'instant Dassault semble dans les temps, à condition que les quelques mois de retard pris par son moteur Silvercrest, développé par Snecma (Safran), n'impacte pas trop lourdement le programme. Si les répercussions exactes sur le calendrier ne sont pas encore connues, Dassault comme Snecma s'accordent pour dire que les essais et la certification se dérouleront dans les délais impartis.