
Portrait : capitaine Geoffrey
Un rêve de voltige
Cela s'est joué à peu, mais Irkut n'est pas passé dans le rouge en 2014. Malgré un environnement économique et diplomatique extrêmement défavorable, le constructeur russe (membre de United Aircraft Corporation – OAK) a réussi a améliorer son chiffre d'affaires par rapport à 2013. En revanche, son bénéfice net s'est effondré. Cela n'a apparemment pas impacté le développement de son futur moyen-courrier, qui a reçu les ressources nécessaires à son développement l'an passé.
La crise ukrainienne est loin de ne faire que des heureux en Russie. Irkut subit ainsi de plein fouet le marasme de l'économie nationale et la dévaluation du rouble. Le constructeur a tout même publié un chiffre d'affaires en hausse de 2,7 % par rapport à l'exercice précédent. Il atteint ainsi 1,7 Md$ (en monnaie courante). Si le rouble n'avait pas perdu la moitié de sa valeur entre juillet 2014 et janvier 2015, les revenus d'Irkut auraient probablement dépassé les 2 Md$.
Irkut n'aura pas eu la même réussite avec son bénéfice net. Celui-ci a été divisé par 15 entre 2013 et 2014 et ne représente plus que 1,9 M$. Sans dévoiler de chiffres, Irkut affirme que son résultat opérationnel est lui aussi resté positif et que la dette a été maintenue au niveau de 2013.
Le constructeur russe a aussi tenu à rassurer les clients de son futur fer de lance, le moyen-courrier MC-21 censé remettre en cause le duopole Airbus-Boeing sur le secteur. Irkut a ainsi annoncé que 137 M$ avaient été investis en 2014 - contre 130 M$ en 2013 – pour le développement de l'appareil. Celui-ci doit normalement entrer en service en 2017.