C'est sur un sentiment de soulagement que Rémi Jouty a débuté sa conférence de presse, ce mercredi 25 mars au Bourget. Le directeur du Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA), en charge de l'enquête sur l'accident du vol 4U2595 de Germanwings, a pu annoncer qu'une bande sonore exploitable avait été extraite de l'enregistreur de conversations et de bruit dans le cockpit (CVR pour Cockpit Voice Recorder) de l'Airbus A320 de la compagnie low cost allemande. Si ses équipes recherchent toujours en priorité la seconde boite noire – l'enregistreur de paramètres de vol ou Flight Data Recorder (FDR) – le BEA a pu commencer à analyser ces premières données.
Il va falloir désormais plusieurs jours aux enquêteurs pour analyser l'intégralité de la bande sonore du CVR, afin d'identifier les voix et les sons à l'intérieur du cockpit. Il leur faudra encore plusieurs semaines avant d'en établir une transcription satisfaisante. Rémi Jouty prévient néanmoins qu'en l'absence de coordination avec les données de vol du FDR, les enregistrements sonores pourraient ne pas suffire à établir un scénario.
Sur le site du crash, la priorité est donc donnée à la localisation de cette seconde boite noire. Le directeur du BEA a réfuté le fait que le FDR ou même des parties du FDR aient été retrouvés. Il a d'ailleurs ajouté qu'à sa connaissance, il n'avait jamais entendu parlé d'une boite noire disloquée en plusieurs morceaux.
Dans un deuxième temps, les équipes du BEA s'attelleront à identifier les débris de l'avion. En fonction des besoins de l'enquête et des possibilités – dû au terrain escarpé sur lequel s'est écrasé l'avion – ces débris pourront être analysés sur place, voire transportés en laboratoire.