Tout roule pour le Boeing 737 à Renton
Rédaction Air & Cosmos
Rédaction Air & Cosmos
C'est l'usine de fabrication d'avions la plus productive du monde : le site de Renton, près de Seattle, où Boeing assemble depuis presque cinquante ans le 737. Très bientôt, elle en fabriquera le chiffre record de 42 par mois.
C'est sur ce site de plus de 380 000 m2, qui accueillait autrefois la fabrication du bombardier B-29, que se déroule l'assemblage final du biréacteur moyen-courrier avec des éléments en provenance des Etats-Unis et notamment de Wichita (le fuselage, fait par Spirit Aero Systems), mais aussi de la Chine (empennages) et de la France (une partie des moteurs CFM56-7B).
Deux lignes d'assemblage parallèles composent le site de Renton. Chacune accueille à tout moment 10 exemplaires de 737 à divers stades d'assemblage. Particularité du 737 : il est assemblé sur une "moving line". Contrairement à l'A320 d'Airbus, qui est déplacé de station en station durant son processus d'assemblage, le 737 est installé sur des bâtis qui "roulent" au fur et à mesure de la fabrication. "Aujourd'hui à Renton, il faut 10 jours pour assembler un 737, ce qui fait que chaque avion est avancé, à intervalle régulier, d'une position par jour", précise un responsable de l'usine. Et si ces bâtis ne se déplacent qu'à la vitesse de 5 cm à la minute, la production du 737 reste pourtant une affaire de vitesse.
A Renton, le tempo est soutenu : Boeing réalise actuellement la transition entre une cadence mensuelle d'assemblage de 38 avions pour passer à 42 avions. Le premier 737 construit à cette nouvelle cadence devrait d'ailleurs prochainemeent sortir d'usine.
La suite, ce pourrait être une cadence mensuelle augmentée cette fois à 47 avions d'ici 2017, date à laquelle arrivera le nouveau 737 MAX, version remotorisée et modernisée du 737 NG. Pour s'y aider, le constructeur américain a d'ores et déjà mis en place une troisième ligne d'assemblage à Renton. Pour l'heure, cette dernière ne réalise que l'assemblage du P-8 Poseidon, un avion de patrouille maritime basé sur le 737. Mais d'ici 2017, cette ligne devrait être entièrement dédiée au MAX.
Rédaction Air & Cosmos