Vol MH370 : le P-8A Poseidon à la recherche du Boeing disparu
Rédaction Air & Cosmos
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L'US Navy l'a annoncé hier : un avion de patrouille maritime P-8A Poseidon a été déployé sur la base de Perth, dans le l'ouest de l'Australie, afin d'assister les recherches du vol MH370 dans le sud de l'Océan Indien. L'appareil est rattaché à la flottille VP-16, qui s'était déployée en décembre 2013 sur la base japonaise d'Okinawa pour le premier détachement opérationnel du Poseidon depuis sa mise en service dans l'US Navy. Ce même P-8 avait été déployé à Kuala Lumpur, en Malaisie, au début des recherches du MH370.
Après avoir annoncé il y a quelques heures la découverte par un satellite d'observation de deux "objets", dont l'un long de 24 m et "potentiellement lié" au vol MH370 de la Malaysia Airlines qui a disparu des écrans radars le samedi 8 mars, le gouvernement australien a précisé que des avions de surveillance allaient être envoyés sur place pour investiguer.
Le P-8A Poseidon est un moyen de choix, puisqu'il est bien plus rapide que les anciens P-3 Orion à hélices qu'il est censé remplacer dans l'US Navy. Dérivé du Boeing 737, le Poseidon dispose d'un temps de recherche de "huit à neuf heures" sur une zone donnée, selon la distance de celle-ci par rapport à sa base, précise par ailleurs l'US Navy dans un communiqué.
Les marins américains ajoutent que les missions de recherche du vol MH370 se déroulent typiquement à 5000 pieds d'altitude, avec des phases de vol à 1.000 pieds pour obtenir une meilleure identification visuelle de certains objets. L'appareil vole à une vitesse d'environ 500 km/h, précisent les marins américains.
Le P-8 dispose d'un puissant radar capable de détecter des objets métalliques flottant à la surface de l'eau à de grandes distances. En revanche, contrairement aux P-3 Orion qu'il remplace, le Poseidon dans sa configuration actuelle ne dispose pas d'un détecteur d'anomalies magnétiques (MAD) ; ce capteur, utilisé principalement pour la détection de sous-marins en plongée, peut également être mis à profit pour repérer une masse métallique située sous la surface de l'eau. L'Inde, cliente du Poseidon, a exigé l'intégration d'un tel capteur sur ses avions.
De son côté, l'Australie a confirmé fin février qu'elle allait faire l'acquisition de huit Boeing P-8A afin de remplacer ses P-3 Orion. Les premiers appareils ne seront livrés qu'en 2017.
Rédaction Air & Cosmos