Vol MH370 : comment détecter les avions de ligne ?
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Le contrôle aérien va vivre des évolutions majeures dans les prochaines années. L'implémentation de Sesar en Europe et de NextGen aux États-Unis améliorera la gestion du trafic d'ici à 2020. Les moyens de détection et de suivi des avions vont aussi évoluer. De nouveaux obstacles apparaissent : densification du trafic, arrivée des drones… Un tiers des projets d'éoliennes en France sont bloqués en raison de conflits avec des radars de contrôle aérien (ATC). De nouveaux équipements comme l'ADS-B ou la multilatération s'avèrent plus adaptés à ces problèmes, mais avec d'autres carences.
D'où un choix compliqué pour les fournisseurs de services de navigation aérienne (ANSP). Pour les aider, Thales développe une offre de services appelée Global Surveillance. L'équipementier français est le seul à proposer l'ensemble des systèmes de détection. Il détermine les plus adaptés à l'espace aérien traité, tout en tenant compte des contraintes financières. Cette offre, en place depuis deux ans, permet de faire un tour d'horizon des différentes solutions.
Radar de surveillance primaire.
Le radar de surveillance primaire (PSR) est un radar classique. Il émet une onde qui se réfléchit sur les avions se trouvant à sa portée. Une partie du signal revient vers le radar, qui peut alors déterminer la position et la vitesse de l'appareil. En revanche, il ne permet pas d'identifier les appareils et son taux de rafraîchissement est relativement faible (4 à 5 secondes). Cependant, mature, il offre une fiabilité inégalée par rapport aux autres systèmes.