DUBAI 2013 : Airbus tacle Boeing sur le confort
Rédaction Air & Cosmos

L'Airbus A380 exposé au Dubai Airshow est le premier exemplaire d'Emirates aménagé pour 615 passagers.
Emirates
Rédaction Air & Cosmos

L'Airbus A380 exposé au Dubai Airshow est le premier exemplaire d'Emirates aménagé pour 615 passagers.
Emirates
A la veille de l'ouverture du salon de Dubai, Airbus met l'accent sur le confort des passagers et l'adaptation de sa gamme aux évolutions du marché. Le 28 octobre, Airbus a lancé une campagne internationale pour faire adopter les sièges de 18 pouces (45,7 cm), livrés en version de base sur ses appareils long courrier, comme un standard international pour la classe Economie. Une étude, menée par le London Sleep Institute (à l'instigation d'Airbus), a permis de mettre en évidence une amélioration de 53% de la qualité du sommeil en passant d'un siège de 17 à 18 pouces.
L'objectif est évidemment de mettre en difficulté Boeing, qui pour offrir des capacités compétitives sur ses propres appareils, a été contraint de réduire la taille des sièges à 17 ou 17,5 pouces. C'est encore le cas sur le 787 comme sur le futur 777X. Le standard à 17 pouces (43,2 cm), date de l'introduction du Boeing 707 en 1958, appareil initialement conçu pour des vols transcontinentaux n'excédant pas 5 heures. Pour Kevin Keniston, responsable du confort des passagers chez Airbus, il n'est plus compatible avec les vols long et très long courrier. Chaque année, quelques 300 millions de passagers effectuent des trajets supérieurs à 5 h de vol, et 120 millions des trajets de plus de 9 h.
Le standard à 18 pouces a été introduit avec le premier Airbus, l'A300, en 1974. Boeing l'a suivi en 1982 avec le 767. Le retour à 17 pouces chez Boeing aurait été dicté par la diversification du marché, et l'apparition de nouvelles classes « Economie Plus » ou « Economy Premium », qui imposent un réaménagement intérieur des appareils. Or celui-ci serait facilité chez Airbus par les dimensions internes plus vastes de ses cabines et par la meilleure économie de ses appareils au niveau des coûts fixes d'exploitation.
Sur un marché mondial où 85% des passagers voyagent en classe Economie, dont 50 à 70% des voyageurs à titre professionnel, Airbus estime que les compagnies aériennes peuvent faire la différence sur le confort. D'autant plus que la grande majorité des passagers est dotée de smartphones et n'hésite pas à commenter ses expériences - surtout mauvaises - sur les réseaux sociaux.
Pour enfoncer le clou, Airbus convie les visiteurs du salon sur son stand pour tester eux-même la différence de confort entre les deux largeurs de sièges.
Rédaction Air & Cosmos