Quand un gros-porteur se crashe à Orly
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Il est 21h02, ce 24 octobre 2012, quand un Airbus A330-200 en provenance de Cayenne se présente en finale sur la piste n°1 de l'aéroport d'Orly. A son bord, 130 passagers et 9 membres d'équipage. Les conditions météo sont mauvaises et un fort vent de travers balaye le tarmac. Déstabilisé alors qu'il pose ses roues, l'avion dévie de sa trajectoire et sort de piste. Deux feux se déclarent à bord, l'un au niveau du train d'atterrissage avant l'autre, dans le moteur n°2. Combien de personnes à bord ? Combien de victimes ? Comment coordonner les différents moyens de secours et l'évacuation des blessés ? Comment gérer les familles dans l'attente ? Voici le scénario et quelques unes des problématiques posées par l'exercice ORSEC (organisation des secours) grandeur nature Exersair 2012 réalisé hier sur l'aéroport d'Orly, par l'ensemble des acteurs concernés.
Dans les secondes qui suivent le drame, le contrôle aérien (services de la navigation aérienne région parisienne) lance l'alerte : "Etat accident". Les premiers sur place sont les équipes d'aéroports de Paris. Ils arrivent en deux minutes. Pour commencer, les pompiers du Service de sauvetage et de lutte contre l'incendie des aéronefs (SSLIA) tentent de circonscrire les feux au moyen de cinq véhicules, dont des camions VMA (Véhicules mousse aéronautique) S3000. Ils sont appuyés par les médecins du Service médical d'urgence (SMU) d'Orly, qui attendent la maîtrise de l'incendie pour intervenir.