L'aérien français vent debout contre le tour de passe-passe sur l'écotaxe dans l'aérien français
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Le gouvernement continue à prendre le transport aérien français pour une vache à lait, alors même que la France est le pays européen qui taxe le plus son secteur aérien et que ce dernier vient de subir deux coups terribles avec les liquidations successives d'Aigle Azur et XL Airways, qui ont laissé 1500 salariés sur le carreau. Les députés ont donc adopté jeudi dernier un amendement qui entraîne l'augmentation de la taxe de solidarité (dite taxe Chirac) sur les vols commerciaux y compris la Corse, l'Outre-mer et les vols OSP (Obligations de Service Public) en France. Cet "habillage juridique", permet de faire un tour de passe-passe en faisant passer cette contribution additionnelle, pour l'éco-taxe qui avait été annoncée en juillet par Elisabeth Borne, et dont initialement les lignes précitées devaient être exonérées. "La faillite de deux compagnies aériennes françaises en l'espace d'un mois n'aura pas permis au gouvernement de mettre fin à sa politique d'asphyxie du transport aérien", tonne le Scara (Syndicat des compagnies aériennes autonomes" dans un communiqué. "Bien au contraire, au lieu de prendre ds mesures propres à lui redonner de la compétitivité, le gouvernement affiche maintenant clairement sa volonté de renforcer ses actions en faveur de la disparition du transport aérien français", ajoute le Scara. "La FNAM, qui représente 95% du transport aérien français, souligne une nouvelle fois que l'éco-contribution sur les billets d'avion est en réalité une taxe budgétaire qui prend la forme d'une augmentation de la taxe de solidarité, l'éloignant de a sa vocation initiale : le financement des programmes de santé. Désormais, l'augmentation de la taxe de solidarité va égae", tonne la Fédération dans un communiqué. L'augmentation se traduira à compter du 1er janvier par une hausse des billets de 1,50 à 3 euros sur les vols en classe économique et de 9 à 18 euros pour les classes affaires.