Air France Industries est déjà dans la reprise
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Au mois de septembre prochain, la division Moteurs d'Air France Industries KLM Engineering & Maintenance aura étendu ses compétences MRO à un nouveau moteur : le Pratt & Whitney 1500G qui propulse l'Airbus A220-300. L'arrivée du moyen-courrier commandé par Air France à raison de 60 exemplaires fermes est en effet programmée pour la « rentrée ». Et il s'agit de préparer les techniciens aux futures opérations de maintenance en ligne. Une formation qui devrait débuter avant l'été prochain mais le « plus lourd » se déroulera sur l'année 2022.
Cette préparation à l'arrivée du PW1500G a débuté par une revue des infrastructures. « Nous vérifions d'abord que nos infrastructures sont capables d'accueillir tout nouveau moteur. Pour le Pratt & Whitney, il n'y a pas de problèmes vu la taille de nos installations. Par contre, pour le Rolls- Royce Trent XWB qui équipe l'A350, nous avons été amenés à mettre en place des portiques spécifiques car nous réalisons d'ores et déjà un certain nombre de tâches en liaison avec la maintenance en ligne et sur avion », explique Jean-Louis Forest, directeur de l’activité moteurs d'Air France Industries (AFI).
Et de poursuivre : « notre capacité industrielle MRO sur le Pratt & Whitney devrait démarrer à partir de septembre 2022 précédée par les formations des personnels. Il s'agit d'abord d'être en capacité de traiter toutes les opérations de maintenance rapide sur moteur déposé. Puis, viendra le temps du banc d'essais réacteur mais plutôt en 2023 car les « quick turn » sur le PW1500G ne nécessitent pas forcément de passer au banc d'essais ». Une autre version du Pratt & Whitney, le PW1900G, propulse l'Embraer E195-E2 choisi par KLM pour sa filiale régionale.
Dans un premier temps, nous nous concentrons sur le PW1500G », souligne Jean-Louis Forest. Possible qu'à terme les centres d'excellence d’AFI et KLM E&M développent de nouvelles réparations de pièces à l'instar de ce qui a été fait sur le CFM56. AFI est centrée sur le CFM56-5B, et KLM E&M sur le CFM56-7B. En revanche, les bases de Paris et d'Amsterdam traitent toutes les deux le CFM Leap-1B sur le « quick-turn ». Sur les gros moteurs, AFI se concentre sur le Rolls-Royce Trent XWB tandis que KLM est centrée sur le GEnx du Boeing 787.