Aviation durable : l'optimisation des opérations aériennes
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Alors que les grands programmes d'aviation devant conduire à l'exploitation d'aéronefs révolutionnaires en 2035 attirent toute la lumière médiatique, l'optimisation des opérations aérienne doit permettre d'améliorer l'efficacité énergétique du transport aérien d'au moins 25% dans les 10 prochaines années. Nous ferons donc chaque semaine un focus sur une de ces solutions, avec pour commencer l'optimisation du trafic aérien, un levier devant permettre de réduire de 10% les émissions de CO2 pour l'Europe.
Le trafic aérien s'est structuré progressivement après la deuxième guerre mondiale, avec des routes bien définies entre les moyens de radionavigation équipant les différents aéroports. Cette organisation, qui a permis aux contrôleurs d'assurer une sécurité maximale et aux avions de ne pas se perdre, n'est cependant pas optimale et les appareils réalisent en moyenne des détours de 42 km sur les vols européens, prolongeant leur temps de vol de 5%. La baisse du trafic induite par la pandémie de Covid-19 a été une opportunité de réaliser des expérimentations sur la mise en place d'un trafic aérien plus flexible, impossible à conduire avec les volumes de trafic constatés avant la crise. Sur l'Atlantique Nord, les agences canadiennes et britanniques ont ainsi pu réaliser des vols à la trajectoire optimale, permettant la réduction de consommation de carburant de 16,4%, avec les trajets New York - Londres, avec un temps de vol diminué de 21 minutes.