La FNAM présente ses doléances aux candidats à l'élection présidentielle
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Le 4 mars dernier, alors que l'ensemble du secteur aérien français sort à peine de deux ans de crise sanitaire et doit faire face à de nouveaux défis liés au conflit ukrainien, les compagnies membres de la FNAM (Fédération nationale de l'Aviation Marchande) ont organisé lundi 14 mars une table ronde avec la presse pour évoquer la lettre que le syndicat aérien a envoyé le 4 mars à l'ensemble des candidats à l'élection présidentielle. "Sur les différentes problématiques contenues dans cette lettre, nous leur avons demandé des réponses et un retour au plus tard le 25 mars", explique Pascal de Izaguirre, PDG de Corsair. "Ces thématiques sont essentielles dans la mesure, où après deux années de crise sanitaire, le transport aérien français est toujours dans une situation préoccupante, avec en plus une crise des prix de l'énergie qui se profile avec les répercussions du conflit ukrainien", explique Alain Battisti, président de la FNAM. "Avec la crise Covid, nous étions descendus par l'ascenseur. Nous remontions par l'escalier et l'arrivée du conflit ukrainien nous risquons de rester un peu sur le palier", poursuit-il. "Nous demandons aux candidats de s'engager sur la préservation d'une filière qui a un poids significatif dans l'économie française. Le transport aérien en France, c'est 320 000 emplois directs dont plus de 110 000 pour les seuls membres de la FNAM, et 4,3% du PIB total de l'économie française. En 2019, le transport aérien a permis à plus de 210 millions de passagers de voyager au départ et à l'arrivée des aéroports français de métropole et d'Outre-mer et a joué un rôle indispensable au cours de la crise sanitaire pour le rapatriement des Français de l'étranger, les évacuations sanitaires et l'acheminement des vaccins. Le transport de fret aérien s'est également révélé un élément essentiel au maintien de l'activité économique tant en métropole que dans les Départements et Régions d'Outre-mer (DROM) et contribuera à la sortie de la crise sanitaire", précise encore Alain Battisti.