Le secteur du transport aérien mondial pourrait globalement renouer avec les bénéfices dès 2023
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L'IATA (Association internationale de transport aérien) a de quoi se réjouir. Malgré les menaces qui pèsent toujours sur le secteur aérien mondial, avec notamment les impacts de la remontée des prix du pétrole et les effets induits de la crise en Ukraine, les prévisions financières pour l'année 2022 sont bien meilleures qu'initialement envisagées. Les pertes du secteur du transport aérien mondial devraient être ainsi réduites à -9,7 milliards de dollars (en forte amélioration par rapport à la dernière prévision de l'IATA qui prévoyait une perte de 11,6 milliards de dollars), pour une marge nette à -1,2%. C'est un spectaculaire quasi-rétablissement après les pertes de 137,7 milliards de dollars (-36% de marge nette) en 2020, et 42,1 milliards de dollars (-8,3% de marge nette). L'IATA prédit que le secteur aérien mondial pourrait renouer avec la profitabilité dès 2023, alors que l'Amérique du Nord devrait dès 2022 connaître un bénéfice de 8,8 milliards de dollars. Au tout début de la crise, les prévisionnistes ne voyaient pas de retour aux bénéfices avant 2026 ou 2027. La demande en très forte hausse, la levée des restrictions de voyages dans la plupart des marchés, les marchés du travail dynamiques alimentent une forte remontée des trafics qui devraient atteindre 83% des niveaux pré-crise en 2022. En dépit des défis importants, les volumes de cargo devraient atteindre un niveau record de 68,4 millions de tonnes en 2022.