Le SCARA donne de la voix pour les dessertes insulaires et ultramarines
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Alors que le transport aérien mondial vient de sortir d'une des plus grandes crises de son histoire, le secteur du transport aérien continue à être pressuré par une fiscalité très lourde qui voit même l'éclosion de nouvelles taxes alors qu'il y a encore quelques mois, le gouvernement avait, par la voix de Clément Beaune, ministre des transports une "stabilité fiscale" au sortir de la crise du Covid-19.
Dans ce cadre, le Scara (Syndicat des compagnies aériennes autonomes) a fait part le 11 octobre à la presse d'une série de mesures dont il demande l'application alors que la discussion du budget 2024 de la France a débuté à l'Assemblée Nationale. Concernant la création de la nouvelle "taxe sur les infrastructures de transport de longue distance" (dite aussi "taxe sur les concessions aéroportuaires"), le SCARA précise que : "Le texte présenté pour cette taxe dans le projet de loi de finances 2024 laisse la possibilité aux aéroports concernés d’en répercuter le poids sur leurs usagers/compagnies aériennes, contrairement aux concessionnaires d’autoroutes qui sont l’autre acteur économique visé par cette nouvelle mesure fiscale. Le SCARA demande que ce projet de nouvelle taxe soit amendé afin de s’assurer qu’elle ne pourra pas être répercutée sur les usagers, et en particulier sur les compagnies aériennes". Rappelons qu'à ce sujet, la direction du groupe ADP a d'ores et déjà annoncé que si cette taxe était mise en place, elle la répercuterait sur les compagnies aériennes.