Nouvelles compagnies aériennes : l’Asie en pointe
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Les années se suivent et la dynamique mondiale de création de compagnies aériennes ne se dément pas, malgré l’impact ces dernières années de la très forte crise du transport aérien liée à la pandémie de la Covid-19.
Comme souvent, c’est du côté de l’Asie que cette année le rythme de lancement de nouveaux opérateurs aériens a été le plus effréné. Lancée en 2000 comme une compagnie charter, la filiale du transporteur japonais ANA, Air Japan a connu un redémarrage en 2022 comme filiale low cost long-courrier d’ANA. La petite nouvelle a opéré son vol inaugural le 9 février 2024 au départ de Tokyo-Narita vers l’aéroport de Bangkok-Suvarnabhumi. Elle a ensuite ouvert des vols vers Seoul-Incheon (22 février) et Singapour (26 avril). La compagnie dispose pour l’instant d’une flotte de deux Boeing 787-8, prêtés par ANA et quatre autres appareils devraient arriver dans les prochains mois. Les avions sont configurés en monoclasse de 324 sièges. Le modèle économique low cost d’Air Japan vient directement concurrencer la compagnie ZIPAIR, filiale low cost de Japan Airlines, qui elle, a débuté ses activités le 16 octobre 2020. Elle aussi opère une flotte de 8 Boeing 787-8, mais en configuration bi-classe (18 sièges en classe business et 272 en classe économique). Elle doit recevoir encore deux appareils supplémentaires et opère déjà un réseau de dix destinations dont quatre (Honolulu, Los Angeles, San Francisco et San José).
Au tout début de l’année 2024, le 31 janvier, c’est une autre petite compagnie low cost japonaise, régionale, qui a débuté ses opérations au départ de l’aéroport de Niigata. Elle dispose pour l’instant d’une flotte de deux ATR 72-600 loués auprès de Nordic Aviation Capital (NAC). Elle a, par ailleurs, quatre ATR 42-600S en commande auprès du constructeur franco-italien de turbopropulseurs, pour des livraisons qui devrait débuter au début de l’année 2025. Rappelons que le « S » indique qu’il s’agit d’une variante « STOL » (Short Take-off and Landing) de l’ATR 42-600, qui a la possibilité de décoller et d’atterrir sur des pistes beaucoup plus courtes. Une variante très bien adaptée à la vocation de compagnie régionale de Toki Air, qui veut désenclaver la région dans laquelle elle opère.