Taxes aériennes : le transport aérien français déplore un nouveau matraquage
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos

Media DR
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos

Media DR
Les gouvernements se suivent et se ressemblent. Malgré certaines assurances de ne pas alourdir plus avant la taxation du secteur aérien qui avaient été formulées par l'ancien ministre des Transports, Patrice Vergriete, lors du dernier congrès de la FNAM en mai dernier, cette promesse n'aura duré qu'un temps. En effet, le secteur aérien français a appris le 1er octobre qu'il serait très lourdement taxé dans le cadre du projet de loi de finances 2025, via un quasi triplement de la TSBA (Taxe de solidarité sur les billets d'avions) dont le produit total devrait atteindre un milliard d'euros. Cette information cruciale a été annoncée en préambule d'une après-midi de conférences sur la décarbonation de l'aviation organisée à Orly, en partenariat avec Corsair et l'ENAC Alumni.
Selon nos informations, Pascal de Izaguirre, PDG de Corsair et président de la FNAM (Fédération Nationale de l'Aviation et ses Métiers) aurait récemment rencontré François Durovray, le tout nouveau ministre délégué chargé des Transports, qui lui a confirmé que les arbitrages ministériels avaient été fait et que la décision de ce nouveau "matraquage fiscal" remonterait au mois de mai, ce qui confirme une information qui avait été révélée par le quotidien économique les Echos.
En marge de la rencontre Corsair-ENAC Alumni d'Orly, Pascal de Izaguirre a évoqué un "secteur en état de choc". Le produit de la TSBA (Taxe de solidarité sur les billets d'avions, autrefois appelée Taxe Chirac et devenue "éco-contribution" à partir du 1er janvier 2020), est actuellement de 460 millions d'euros. Selon les premières indications, des efforts plus importants seraient demandés aux passagers "business" et long-courrier, ainsi qu'au secteur de l'aviation d'affaires.